L'Espagne explique au Conseil de sécurité le processus qui l'a amenée à mettre en cause l'ETA

16 mars 2004

Dans une lettre adressée au Président du Conseil de sécurité, l'ambassadeur de l'Espagne explique qu'au moment où le Conseil de sécurité a adopté sa résolution condamnant les attentats de Madrid, son Gouvernement était fermement convaincu que l'organisation séparatiste basque, l'ETA, était à l'origine des attentats.

Dans une lettre en date d'hier adressée au Président du Conseil de sécurité, l'ambassadeur de l'Espagne Inocencio Arias, rappelle que la résolution 1530 a été adoptée, le 11 mars dernier, « quelques heures après l'horrible attentat perpétré à Madrid au cours duquel 200 personnes ont été tuées et plus de 1 400 autres blessées, dont près de 190 sont encore dans un état grave ou très grave. »

A ce moment-là, indique-t-il dans la lettre, « mon gouvernement était fermement convaincu que l'organisation terroriste ETA était derrière les terribles événements du 11 mars, compte tenu des précédents immédiats, des renseignements dont il disposait à ce moment-là et de l'analyse de ces mêmes renseignements par les experts. »

Ce n'est que par la suite que l'action menée par « les forces et les corps de sécurité de l'État a permis de découvrir ultérieurement de nouveaux éléments qui ont justifié l'ouverture d'autres pistes d'enquête, lesquelles semblent indiquer que des nationaux d'autres pays sont impliqués dans les attentats » poursuit l'ambassadeur dans ce courrier qui précise que « les enquêtes se poursuivent » et qu'à l'heure actuelle, « il est impossible de tirer des conclusions définitives. »

 

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