Le Conseil de sécurité de l'ONU lance un appel en faveur de la Guinée-Bissau

19 décembre 2003

Se félicitant des mesures positives prises par les nouvelles autorités de la Guinée-Bissau, le Conseil de sécurité a demandé à nouveau, aujourd'hui, de venir en aide à ce pays qui se prépare à tenir des élections en mars, dans un contexte de crise économique.

Les membres du Conseil de sécurité se félicitent des mesures positives prises récemment par les nouvelles autorités et tout particulièrement de l'annonce faite par le Président Henrique Pereira Rosa, le 28 mars dernier, après sa visite au Conseil de sécurité, en ce qui concerne la date des prochaines élections législatives, a indiqué aujourd'hui le Président du Conseil de sécurité, l'ambassadeur de la Bulgarie, Stefan Tafrov.

Les membres du Conseil ont exprimé leur préoccupation à l'égard de la crise économique et de la situation sociale du pays et ont renouvelé leur appel à la communauté internationale pour qu'elle apporte une aide d'urgence à la Guinée-Bissau, poursuit la déclaration communiquée par M. Tafrov.

Dans son dernier rapport au Conseil de sécurité, le Secrétaire général Kofi Annan énumère la série de mesures positives prises par les autorités de transition après le coup d'Etat qui a destitué le Président Koumba Yalá, le 14 septembre dernier.

Il y cite notamment la nomination d'un nouveau procureur général, le rétablissement de juges de la Cour suprême de justice ainsi que du Président et du Vice-Président, renvoyés et emprisonnés sans jugement par le Président Yalá.

Le Secrétaire général mentionne également le versement du traitement des fonctionnaires directement par des agences bancaires dans un souci de transparence financière, le lancement d'un audit du dernier gouvernement du régime précédent et le retour à la normale du fonctionnement des médias qui « se font l'écho d'opinions politiques très diverses. »

Un tel constat amène le Secrétaire général à faire remarquer que la destitution du Président démocratiquement élu de la Guinée-Bissau, « si elle est répréhensible, ne doit pas être vue comme un événement isolé interrompant un processus démocratique mais comme l'aboutissement d'une situation intenable dans laquelle la Constitution a été violée à plusieurs reprises. » Il engage donc la communauté internationale à « examiner comment elle peut intervenir à titre préventif » dans des situations similaires.

 

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