Le Président du Conseil : Si nous n'aidons pas la Guinée-Bissau, nous en paierons le prix

22 octobre 2004

Le président du Conseil de sécurité souhaite une mobilisation large en soutien de la Guinée-Bissau, qu'il considère courir un risque d'échec particulièrement grave.

La Guinée Bissau est en sérieux risque d'échec, une situation qui fait que nous avons sérieusement intérêt à nous rassembler pour l'aider à avancer a indiqué à sa sortie du Conseil de sécurité aujourd'hui son Président, l'ambassadeur britannique Jones Emyr Parry.

M. Parry, qui s'exprimait après que le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, Tuliameni Kalomoh, ait fait le point pour le Conseil sur la situation, a rappelé qu'il s'était lui-même rendu en juin dans le pays.

« Je sais exactement quelle est la situation sur le terrain, pour quelle raison ils ont besoin de notre aide et pourquoi il y va de notre intérêt de la leur fournir », a-t-il déclaré.

Il a indiqué qu'il chercherait à parvenir à une déclaration présidentielle qui appellerait à un effort concerté pour soutenir la Guinée-Bissau par la communité internationale dans son ensemble, par le Conseil de sécurité, par les institutions et les agences de l'ONU

« Des Etats qui se trouvent dans cette situation doivent recevoir de l'aide. Si nous ne les aidons pas, nous en supportons les conséquences », a-t-il déclaré.

Le 7 octobre dernier, le Secrétaire général avait déploré, dans une déclaration, « les actes d'un groupe de soldats mutinés » qui avait entraîné la veille la mort du Chef d'état-major des forces armées de la Guinée-Bissau.

 

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