Kofi Annan résolu à en faire en sorte qu'en 2004, les problèmes autres que ceux de l'Iraq soient mieux pris en compte

18 décembre 2003

En 2004, le Secrétaire général a appelé à regarder au-delà de l'Iraq et à s'efforcer d'atteindre les objectifs de développement qui ont été fixés, à finir ce qui n'a été « qu'à moitié fait » en Afghanistan, à s'occuper des problèmes qui se posent en Amérique latine et en Afrique, à faire en somme de l'année qui vient, celle des « promesses tenues. »

En 2004, le Secrétaire général a appelé à regarder au-delà de l'Iraq et à s'efforcer d'atteindre les objectifs de développement qui ont été fixés, à finir ce qui n'a été « qu'à moitié fait en Afghanistan », à s'occuper des problèmes qui se posent en Amérique latine et en Afrique, à faire en somme de l'année qui vient, celle des « promesses tenues. »

« Oui, l'Iraq est important pour l'avenir de la région et l'avenir du monde. Oui, il faut arrêter la propagation des armes de destruction massive. Oui, il faut combattre le terrorisme. Oui, nous sommes confrontés à de nouvelles menaces, à de nouveaux défis et il nous faut changer pour répondre à ces défis », a déclaré Kofi Annnan en introduction de sa conférence de presse annuelle de fin d'année, avant d'ajouter qu'il y avait aussi « beaucoup d'autres problèmes importants : la pauvreté, la faim, la maladie, l'analphabétisme. »

« Tous, dirigeants politiques, diplomates et journalistes, nous nous sommes focalisés sur l'Iraq cette année. Nous n'avons pas prêté suffisamment d'attention aux nombreux autres défis auxquels nous sommes confrontés », a affirmé le Secrétaire général, ajoutant qu'en 2004, c'étaient sur ces défis-là que le monde devait « se focaliser. »

« Avant tout, il faut relancer la dynamique pour atteindre les objectifs de développement du Millénaire, sinon ces objectifs ne seront pas atteints dans une dizaine de pays, notamment les pays de l'Afrique sub-saharienne, les pays de l'Asie centrale et dans d'autres pays et régions pauvres », a-t-il déclaré, soulignant que, dans ce cas, « nous en pâtirons tous, nous serons tous plus pauvres. »

Kofi Annan a énuméré les objectifs qui restent à atteindre : consacrer 0,7% du PNB à l'aide publique au développement, donner aux pays pauvres un accès équitable aux marchés, alléger la dette, fournir l'accès aux traitements antirétroviraux d'ici à 2005 aux personnes atteintes du VIH/sida.

« Il faut un Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme doté des financements nécessaires. Il faut augmenter l'investissement dans l'éducation, la santé, l'eau et l'assainissement. Il faut en faire plus pour donner aux femmes les moyens de se prendre en charge. Il faut combattre la corruption », a encore énuméré le Secrétaire général. « Des promesses ont été faites dans ces domaines et dans d'autres encore », a-t-il ajouté.

« En 2004, je ferai tout mon possible pour amener les dirigeants du monde à intensifier leurs efforts pour honorer les promesses qui ont été faites », a poursuivi Kofi Annan. « Et je vous demande de rendre compte de l'action de l'ONU et de donner, en 2004, une place de premier plan aux programmes de développement », a-t-il ajouté à l'intention des médias.

« Même dans le domaine de la paix et de la sécurité, il y a d'autres dossiers que l'Iraq qui exigent une attention urgente », a-t-il insisté, citant le Moyen-Orient et l'Afghanistan où « le travail n'est qu'à moitié fait et ne sera pas plus facile dans l'année à venir », l'Amérique latine et l'Afrique.

« Ayons les priorités qu'il faut en 2004. Faisons de 2004 une année de promesses tenues. », a-t-il déclaré en conclusion.

image Reportage de la Radio ONU

image Retransmission de la conférence de presse de Kofi Annan* (vidéo de 33 minutes)

 

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