La Mission de l'ONU contrainte de revoir la procédure de désarmement au Libéria

9 décembre 2003
Destruction d'armes

Les troubles qui ont accompagné le démarrage de l'opération de désarmement au Libéria on conduit la Mission de l'ONU dans le pays à revoir l'organisation du processus.

Le processus de désarmement-réintégration des combattants ayant pris part aux récents conflits au Libéria, qui a commencé le 7 décembre au cantonnement de Schieffelin, a rapidement dégénéré quant l'afflux des candidats au désarmement a largement excédé les capacités du camp, indique un communiqué de la la MINUL, la Mission des Nations Unies au Libéria, publié aujourd'hui.

Des hommes en armes ont par ailleurs perturbé le processus de désarmement en faisant usage de leurs armes et en menaçant la population à l'intérieur et à l'extérieur du camp, ajoute le communiqué.

La MINUL a alors décidé que la procédure de désarmement des anciens combattants qui se trouvent actuellement au cantonnement de Schieffelin, se poursuivrait mais que le désarmement général s'effectuerait désormais selon un calendrier et des procédures prédéterminés.

Les candidats au désarmement ne seraient accueillis que par groupes de 400 personnes dans des centres de réception distincts des sites de cantonnement. Ils recevront un premier versement de 75 dollars, à valoir sur l'allocation destinée à les aider financièrement pendant leur période de transition, cette dernière disposition prenant effet aujourd'hui.

Les incidents qui se sont produits au camp de Shieffelin, ces derniers jours, avaient pour principale raison, les revendications des combattants qui demandaient un dédommagement financier immédiat en contrepartie de leur désarmement.

Selon le dernier rapport du Secrétaire général sur la situation au Libéria, il y aurait 27 à 38 000 combattants dans le pays dont un grand nombre d'enfants.

 

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