Soudan : le Conseil de sécurité se félicite des accords conclus en matière de sécurité

Soudan : le Conseil de sécurité se félicite des accords conclus en matière de sécurité

James B. Cunningham
Le Conseil de sécurité s´est félicité aujourd´hui des accords en matière de sécurité conclus entre le principal groupe d´opposition armée du sud du pays et les autorités de Khartoum en vue de mettre fin au conflit au Soudan qui dure depuis près de deux décennies.

A l´issue d´un exposé sur l'évolution récente des pourparlers de paix concernant le Soudan, James Cunningham, le représentant des Etats-Unis qui préside le Conseil de sécurité pendant le mois d´octobre, a déclaré que le Conseil de sécurité « accueillait avec satisfaction les accords sur les arrangements en matière de sécurité auxquels sont parvenus, à Naivasha, au Kenya, le Gouvernement soudanais et le Mouvement/Armée de libération du Peuple soudanais (SPLM/A) ». Celui-ci a salué le rôle décisif joué par l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), sous la direction du Président du Kenya, dans les pourparlers de paix.

Les accords conclus au Kenya fin septembre portent, notamment, sur le statut et le contrôle des deux forces, les arrangements relatifs à leur désengagement et à leur redéploiement, et les structures des forces de sécurité et de police. Les parties se sont également mises d´accord pour qu´un cessez-le-feu, surveillé par une présence internationale, prenne effet le jour de la signature d´un accord de paix global.

Le Président du Conseil de sécurité a ajouté que les membres du Conseil espéraient qu´un accord de paix global, reposant sur le Protocole de Machakos signé le 20 juillet 2002 qui offrait « une base viable pour le règlement du conflit au Soudan », pourrait être conclu.

Le Conseil de sécurité a assuré les parties qu'il était « disposé à les aider à appliquer l'accord de paix global » et a prié à ce sujet le Secrétaire général, Kofi Annan, de commencer, dès que possible et en consultation avec les parties, les facilitateurs de l'IGAD et les observateurs internationaux, des travaux préparatoires en vue de déterminer les meilleurs moyens, pour les Nations Unies, d'aider à l'application de l'accord global de paix.