Les risques encourus par personnel de l´ONU déployé sur le terrain demeurent extrêmement préoccupants

10 octobre 2003

L'augmentation du nombre d'agressions physiques, de vols, de prises d'otages et d'enlèvements subis ces dernières années par les membres du personnel des Nations Unies déployés sur le terrain révèle une tendance préoccupante, alors même que l´ONU s´efforce de renforcer le système de gestion de la sécurité du personnel, indique un rapport du Secrétaire général, Kofi Annan, rendu public aujourd´hui.

« Depuis 1992, indépendamment des personnes décédées des suites d'une maladie ou d'accidents routiers ou aériens, 196 membres du personnel civil de l'ONU sont morts par suite d'actes malveillants », informe le rapport du Secrétaire général sur la sécurité du personnel humanitaire et la protection du personnel des Nations Unies. Il est précisé que la plupart des victimes civiles tuées depuis 1992 étaient des Palestiniens au service de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient (UNRWA).

Au cours de la période à l´examen, allant du 1er juillet 2002 au 30 juin 2003, le rapport fait état du décès de cinq membres du personnel de l´ONU, tout en spécifiant que ne sont pas inclus dans le décompte les 18 victimes de l'attaque à la bombe perpétrée à l´encontre du quartier général de l´ONU à Bagdad le 19 août 2003.

Aisément repérables en leur qualité de représentants de la communauté internationale, les membres du personnel des Nations Unies, qui opèrent le plus souvent dans des environnements dangereux, souvent caractérisés par des taux élevés de criminalité et de chômage, courent malheureusement le risque d'être pris pour cibles.

Le rapport indique que 14 membres du personnel ont été victimes de sept incidents de prise d'otages ou d'enlèvement en Géorgie, au Nigéria, au Pakistan, en République démocratique du Congo et en Somalie. Le nombre de personnes arrêtées, détenues ou portées disparues, pour lesquelles l'ONU n'a pu exercer pleinement son droit à la protection, a connu un léger déclin et est passé de 39 à 34.

Les attaques dirigées contre les locaux et les biens des Nations Unies sur le terrain restent préoccupantes et l´on a dénombré, pendant la période à l´examen, quelque 270 attaques violentes dirigées contre des locaux ou des convois de l'ONU et d'organisations non gouvernementales, 83 incursions dans les locaux des Nations Unies et 550 vols.

Pour réduire davantage les risques en matière de sécurité « il faut continuer de privilégier la mise en oeuvre des normes minimales de sécurité opérationnelle et élargir le nombre de bénéficiaires de la formation sur la sécurité et la gestion du stress », conclut le rapport qui rappelle toutefois qu´« il ne faut pas oublier que c'est aux gouvernements hôtes qu'incombe la responsabilité première de la sécurité du personnel des Nations Unies et des organismes humanitaires ».

 

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