Le Congrès forestier mondial appelle à un engagement politique renouvelé pour lutter contre la déforestation

29 septembre 2003

Alors que 12,4 millions d'hectares de forêts tropicales ont disparu en dix ans dans les pays en développement, le XIIe Congrès forestier mondial qui vient de s'achever à Québec, s'est engagé à renverser cette tendance, appelle à cet effet à un engagement politique soutenu et a chargé l'agence de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture de contrôler l'application de ses décisions.

Alors que 12,4 millions d'hectares de forêts tropicales ont disparu en dix ans dans les pays en développement, le XIIe Congrès forestier mondial qui vient de s'achever à Québec, s'est engagé à renverser cette tendance, appelle à cet effet à un engagement politique soutenu et a chargé l'agence de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture de contrôler l'application de ses décisions.

"Pour la première fois, le Congrès forestier mondial s'est penché sur ce que les gens attendent de la forêt et sur ce que la forêt peut fournir de manière durable ainsi que sur l'harmonisation entre les deux", affirme le Sous-Directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), Hosny El-Lakany.

Les 4 000 participants au Congrès forestier mondial, qui s'est tenu du 21 au 28 septembre dans la ville de Québec, se sont engagés à oeuvrer en vue d'une réduction significative de la déforestation au cours des prochaines décennies, accompagnée du maintien ou de l'expansion des surfaces boisées, d'incitations à la restauration des forêts et du renforcement du rôle des plantations dans la fourniture du bois d'oeuvre.

"Nous envisageons aussi un avenir où des forêts saines fourniraient toute une gamme de produits et services : conservation des sols et de l'eau, maintien de la biodiversité, stabilisation du climat, séquestration du carbone, un avenir où le couvert forestier augmenterait, où la fragmentation des forêts régresserait et où la dégradation s'arrêterait", énonce la Déclaration finale.

Pour concrétiser cette vision, le Congrès lance un appel à un engagement politique soutenu, au renforcement du secteur forestier, à l'établissement de relations avec d'autres partenaires et d'autres secteurs, à une coopération internationale accrue, à la reconnaissance du savoir des peuples indigènes et à une gestion à la fois locale et régionale des forêts et des arbres.

 

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