Le Moyen-Orient plus que jamais présent dans le débat général de l'Assemblée

29 septembre 2003

Avec les déclarations des ministres des Affaires étrangères de la Syrie, de l'Egypte, de l'Arabie saoudite, de la Jordanie et du Chef de la délégation de l'Observateur de la Palestine, les dossiers du Moyen-Orient ont de nouveau occupé une place importante au cours de cette cinquième journée du débat général.

Avec les déclarations des ministres des Affaires étrangères de la Syrie, de l'Egypte, de l'Arabie saoudite, de la Jordanie et du Chef de la délégation de l'Observateur de la Palestine, les dossiers du Moyen-Orient ont de nouveau occupé une place importante au cours de cette cinquième journée du débat général.

A propos de l'Iraq, c'est à la fois à une remise en cause du concept de guerre préventive et à un appel à un transfert de souveraineté le plus rapide possible au peuple iraquien auxquels ont procédé les représentants des pays arabes qui s'exprimaient aujourd'hui. "L'Egypte est prête à participer" au processus de reconstruction de l'Iraq, "en accord avec les souhaits et les besoins du peuple iraquien", a déclaré pour sa part Ahmed Maher El Sayed, ministre des Affaires étrangères de l'Egypte (en anglais).

La question israélo-palestinienne a suscité des injonctions au retour aux frontières de 1967, à l'arrêt des exécutions extrajudiciaires et à l'application des "37 résolutions du Conseil de sécurité sur le conflit israélo-arabe." Ont été évoqués les espoirs soulevés par la Feuille de route, vite retombés dans le sillage de la reprise de la violence, laquelle est imputée aux exigences irréalisables d'Israël, et des appels ont été lancés, notamment par le ministre des Affaires étrangères de la Jordanie (en anglais), Marwan Muasher, à une relance rapide du processus.

Reliant le contentieux de la question israélo-palestinienne aux interrogations de "certains à Washington qui se demandent 'pourquoi nous haïssent-ils' ?", le ministre des Affaires étrangères syrien (en anglais), Farouk Al-Shara, a affirmé que "ce qui était haï était une politique fautive et non un pays, ses beaux monuments et les valeurs qui lui sont chères."

Quant au ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite (en anglais), Saud Al-Faisal, il a suggéré qu'une façon de sortir du cercle vicieux des résolutions du Conseil jamais appliquées, était d'obtenir des membres permanents du Conseil l'engagement de ne pas utiliser leur droit de veto dans le cas de résolutions visant à faire appliquer des résolutions adoptées dans le passé.

Il a par ailleurs affirmé que son pays avait "lancé une guerre sans merci contre le terrorisme" notamment en éliminant les "failles" existantes dans la façon dont les organisations charitables collectaient des fonds.

Les colonies de peuplement, la confiscation des terres dans les villages palestiniens et le redéploiement d'Israël constituent les premières étapes d'un plan de création de cantons dans les territoires palestiniens, a dénoncé Farouk Kaddoumi, Chef de la délégation de l'Observateur de la Palestine (en arabe et format PDF), qui a affirmé de son côté que la politique américaine d'isolement du Président Arafat, dirigeant incontournable et élu du peuple palestinien, était une erreur.

image Retransmission du débat*

 

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