Le Conseil de sécurité lève les sanctions contre la Libye

12 septembre 2003

Quinze ans après l'attentat contre le DC10 d'UTA au dessus du Niger, suivi, un an plus tard, d'un second attentat contre un avion de la Pan Am au dessus de Lockerbie en Écosse, le Conseil de sécurité a levé aujourd'hui les sanctions décidées à l'encontre de la Libye.

Quinze ans après l'attentat contre le DC10 d'UTA au dessus du Niger, suivi, un an plus tard, d'un second attentat contre un avion de la Pan Am au dessus de Lockerbie en Écosse, le Conseil de sécurité a levé aujourd'hui les sanctions décidées à l'encontre de la Libye.

La résolution, adoptée ce matin par 13 voix favorables, la France et les États-Unis s'étant abstenus, met fin à un ensemble de mesures incluant un embargo sur les liaisons aériennes, les ventes d'armes, le matériel destiné à l'industrie pétrolière et l'assistance militaire, décidées successivement en 1992 et 1993.

L'ambassadeur américain, James Cunningham, a expliqué que si les États-Unis ne se s'étaient pas opposés à la levée des sanctions, cela ne signifiait pas pour autant qu'ils considéraient que « la Libye s'était pleinement réhabilitée. » Il a indiqué que son pays était toujours préoccupé par ses agissements et notamment par le fait qu'elle cherchait activement à développer divers types d'armes de destruction massive, y compris des missiles balistiques. Les États-Unis comptent intensifier les actions destinées à mettre un terme à ces activités, en décidant notamment de sanctions bilatérales, a-t-il déclaré.

Quant à la France, elle fera preuve de « vigilance » à l'égard de la mise en oeuvre rapide de l'accord intervenu hier entre les représentants des familles des victimes du vol UTA et la Fondation Kadhafi, a indiqué l'ambassadeur Jean-Marc de la Sablière qui a expliqué l'abstention de son pays par le fait que l'accord devait encore être concrétisé et a invité la Libye à honorer ses engagements non seulement à l'égard des familles des victimes mais aussi des droits de l'homme et de la lutte contre le terrorisme.

L'ambassadeur de l'Allemagne a de son côté demandé à la Libye de trouver un accord avec les familles des victimes de la discothèque Label à Berlin qui attendent depuis 17 ans d'être indemnisées.

 

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