Kofi Annan lance un message d'union aux organisations régionales

29 juillet 2003

Aux représentants d'organisations régionales venus d'un peu partout dans le monde pour participer à une réunion de haut niveau avec l'ONU sur les stratégies communes de lutte à mettre en place pour relever les nouveaux défis posés à la communauté internationale par le terrorisme international, le Secrétaire général de l'ONU a prêché l'union dans le respect des valeurs communes.

« Nous n'avons d'autre choix que de faire front ensemble », a déclaré (en anglais) aujourd'hui le Secrétaire général de l'ONU aux représentants d'une vingtaine d'organisations régionales participant à la réunion de haut niveau qui, pendant deux jours, les rassemblent à l'ONU à New York, pour évaluer la manière de renforcer leurs coopération avec l'organisation mondiale.

« La tâche est déjà bien assez lourde sans que nous nous perdions en vaines dissensions », a poursuivi Kofi Annan, dans son discours d'accueil aux participants. « Nos valeurs et nos intérêts communs sont bien plus forts que les divergences que nous pouvons avoir, même sur les questions les plus fondamentales », a-t-il ajouté.

L'autre tâche à laquelle, selon le Secrétaire général de l'ONU, les institutions « comme les nôtres » sont confrontées, est leur adaptation « à l'évolution du monde ». « Il faut, a-t-il dit, examiner les mécanismes existants, ainsi que nos méthodes de travail, en toute honnêteté et accélérer les réformes. »

Enfin, aux yeux de Kofi Annan, il importe non de « combattre nos ennemis et les dangers qui nous menacent tous, mais aussi nous attaquer aux causes profondes de l'insécurité. » « Une grande partie de l'action de l'ONU, a-t-il argumenté, vise à répondre aux griefs politiques et à la détresse économique qui conduisent certains à adhérer à la cause de groupes terroristes violents. Cet objectif doit être au coeur de toute stratégie globale de lutte contre le terrorisme et les autres facteurs d'insécurité. »

Au nom de la défense des « principes auxquels nous croyons et qui sont consacrés dans la Charte, notamment le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales », le Secrétaire général a insisté sur le fait que « sacrifier les droits de l'homme aux impératifs de la lutte anti-terroriste, c'est offrir aux terroristes une victoire que leurs actes ne pourraient jamais leur assurer ». A l'inverse, a-t-il assuré, « renforcer la protection des droits de l'homme, c'est porter un rude coup au terrorisme et atténuer le sentiment d'injustice qui pousse parfois les opprimés à recourir à la violence. »

Défendant une « conception de la sécurité mondiale qui tire parti des mécanismes multilatéraux existants et de la légitimité qu'ils confèrent », il a fait remarquer que « nous avons en effet à notre disposition tout un réseau de mécanismes efficaces, tant régionaux que mondiaux, qui se renforcent mutuellement, tout en ayant la souplesse nécessaire pour s'adapter à un monde de plus en plus intégré et en évolution constante. »

En début d'allocution, Kofi Annan avait souligné qu' « aucun pays n'était à l'abri du terrorisme : que ce soit le pays le plus puissant, la plus grande démocratie, l'État le plus vaste, la nation musulmane la plus peuplée ou le pays qui abrite les lieux les plus saints de l'Islam. » « La menace terroriste est d'autant plus grande aujourd'hui que des armes de destruction massive pourraient tomber aux mains de groupes extrémistes ne reculant devant rien pour atteindre leurs objectifs », a-t-il ajouté.

Il avait également salué la présence de l'Organisation internationale de police criminelle (Interpol), l'Organisation de coopération de Shanghai et l'Organisation du Traité de sécurité collective qui participaient pour la première fois à cette cinquième réunion de haut niveau entre l'ONU et les organisations régionales dont la précédente édition remonte à février 2001.

 

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