"Des milliers de Libériens pourraient mourir si les combats continuent pendant le week-end"

25 juillet 2003

Alors que le Conseil de sécurité réclamait hier du Président Taylor qu'il honore son engagement de quitter le pays, un responsable de l'ONU avertit à nouveau aujourd'hui des risques encourus par des milliers de civils dans la capitale du Libéria où les combats redoublent de violence.

Dans une déclaration communiquée, hier dans la soirée, par son Président, Inocencio F. Arias, les membres du Conseil de sécurité « ont réaffirmé que le Président Taylor devait honorer l'engagement qu'il avait pris de quitter le Libéria afin qu'un gouvernement de transition puisse être mis en place et que la paix puisse être rétablie. »

Ils ont également « appelé instamment le mouvement LURD (Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie) à mettre fin immédiatement au pilonnage aveugle de Monrovia », se sont félicités du déploiement imminent d'une force d'avant-garde par la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et ont appelé la communauté internationale à appuyer les efforts de la CEDEAO.

Aujourd'hui, après le Secrétaire général qui réclamait récemment une intervention « avant que le pire ne se soit produit », après le nouveau Représentant spécial pour le Libéria, Jacques Paul Klein, après le Haut Commissaire de l'ONU pour les réfugiés, c'est au tour du Chef du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) à Monrovia, Ali Muktar Farah, qui prévient : « Si les combats continuent pendant le week end, des milliers de Libériens pourraient mourir ».

A Monrovia, la capitale, où l'eau se fait rare après la destruction de la principale centrale de distribution à White Plains, le million d'habitants qui a été rejoint par des centaines de milliers de personnes cherchant refuge dans la capitale, les réserves de vivres sont pratiquement épuisées et l'insécurité règne.

Le personnel humanitaire a dû se tourner vers le gouvernement pour savoir où enterrer les cadavres qui jonchent les rues et font courir le risque d'épidémies.

Des actes de pillage et des viols se produisent bien au-delà des zones où s'affrontent forces gouvernementales et milices du LURD. « Ils violent et volent les gens chez eux pendant la nuit et souvent tirent des coups de feu pour les effrayer. Les passants dans la rue doivent cacher leurs objets de valeur pour éviter de se les faire dérober », indique OCHA.

 

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