Kofi Annan demande la remise en liberté des observateurs militaires enlevés en R. D. du Congo

20 juin 2003

Dans un contexte marqué par la signature d'un « engagement de cessez-le-feu » qui n'a pas mis fin aux combats sur le terrain, Kofi Annan demande la remise en liberté des observateurs de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (RDC).

Dans un contexte marqué par la signature d'un « engagement de cessez-le-feu » qui n'a pas mis fin aux combats sur le terrain, Kofi Annan demande la remise en liberté des observateurs de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (RDC).

« Profondément préoccupé » par l'enlèvement, hier à Beni, une ville située dans l'Est de la République démocratique du Congo, de deux observateurs de la Mission de l'ONU dans ce pays (MONUC), Kofi Annan a lancé un appel à « toutes les parties belligérantes de la région et au-delà pour qu'elles coopèrent, sans condition, à la libération des observateurs militaires disparus. »

Dans la même déclaration transmise ce matin par son porte-parole, Kofi Annan souligne également l'importance de respecter la Déclaration d'engagement pour la cessation des hostilités dans l'Est et le Nord-Est de la RDC signé hier à Bujumbura, sous la médiation de son Représentant spécial, Amos Namanga Ngongi.

Cette médiation avait été engagée par le Représentant spécial de l'ONU après que les combats aient repris dans le Nord-Kivu, à l'Est de la RDC.

Malgré la signature de cette déclaration, hier à Bujumbura au Burundi, entre le Gouvernement, le Rassemblement congolais pour la démocratie-Goma (RCD-Goma) et le Rassemblement congolais pour la démocratie-Mouvement de libération (RCD-ML), sur le terrain, les combats continuent, indique la MONUC qui précise qu'après s'être emparé de la ville de Lubero, le RCD-Goma poursuit sa progression vers le nord en direction de Beni et Butembo.

La MONUC maintient sa présence dans la région de Beni de façon à faire pression pour la remise en liberté de ses collaborateurs.

Les agences humanitaires, qui évacuent leur personnel de Beni et Butembo, estiment à 200 000 les personnes fuyant l'avance des forces du RCD-Goma et à 100 000 les personnes arrivées dans la région parce qu'elles fuyaient les combats dans l'Ituri.

 

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