Les sanctions contre le Libéria reconduites et élargies par le Conseil de sécurité

Les sanctions contre le Libéria reconduites et élargies par le Conseil de sécurité

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Se référant au "soutien actif que le Gouvernement libérien apporte à des groupes rebelles armés", le Conseil de sécurité a décidé, aujourd'hui de reconduire pour un an les sanctions à l'encontre du Libéria et y a inclut les importations de bois en provenance du Libéria interdites pendant 10 mois.

Se référant au "soutien actif que le Gouvernement libérien apporte à des groupes rebelles armés", le Conseil de sécurité a décidé, aujourd'hui de reconduire pour un an les sanctions à l'encontre du Libéria et y a inclut les importations de bois en provenance du Libéria interdites pendant 10 mois.

La résolution, adoptée à l'unanimité par le Conseil aujourd'hui, maintient les interdictions décidées en mars 2001 qui frappent le commerce des armes, des diamants et les voyages et les complète de l'interdiction faite désormais à tous les Etats d'importer du bois d'oeuvre et des grumes en provenance du Libéria. Le Conseil avait approuvé la première série de sanctions après que le gouvernement du Président Charles Taylor ait apporté son soutien au mouvement rebelle sierra-léonais, le Revolutionnary United Front (RUF).

Le Conseil de sécurité engage par ailleurs le Gouvernement libérien et le mouvement rebelle des "Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie" (LURD) à initier des négociations de cessez-le-feu bilatérales sous les auspices de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et avec la médiation de l'ancien Président Abubakar du Nigéria.

Il demande en outre au Secrétaire général de constituer un groupe d'experts chargé à nouveau d'enquêter sur les suites qu'aura donné le gouvernement libérien aux exigences du Conseil de sécurité et sur l'impact des mesures prises sur la situation humanitaire et socioéconomique du pays.

L'interdiction concernant les importations de bois prend effet le 7 mai pour une période de 10 mois, jusqu'au 7 juillet. D'ici au 7 septembre, le Conseil étudiera à nouveau la question des sanctions en cherchant à en minimiser l'impact sur la situation humanitaire et pourrait autoriser la reprise des exportations de bois. Les revenus serviraient alors à financer les activités de secours d'urgence.

Cette interdiction intervient alors que le Conseil note dans cette nouvelle résolution que les audits commandés par le Gouvernement libérien ne permettent pas d'établir que les revenus qu'il tire de la filière libérienne du bois ne sont pas utilisés en violation de la résolution 1408 (2002) sur les sanctions.

La résolution adoptée aujourd'hui prévoit également que ces mesures prendront fin dès qu'il aura été établi, notamment sur la foi des informations collectées par la CEDEAO, que le Gouvernement libérien s'est conformé aux exigences du Conseil de sécurité.