Le Premier ministre espagnol au Conseil de sécurité : vaincre le terrorisme exige un effort collectif plus ambitieux

Le Premier ministre espagnol au Conseil de sécurité : vaincre le terrorisme exige un effort collectif plus ambitieux

Le Premier Ministre espagnol, Jose Maria Aznar
Menace à la démocratie, à la paix, à la sécurité internationale, à toutes les civilisations, le terrorisme ne peut être défait qu'au terme d'un effort collectif et en appliquant une politique de tolérance zéro, a déclaré au Conseil de sécurité le Premier ministre espagnol, Jose Maria Aznar.

Menace à la démocratie, à la paix, à la sécurité internationale, à toutes les civilisations, le terrorisme ne peut être défait qu'au terme d'un effort collectif et en appliquant une politique de tolérance zéro, a déclaré au Conseil de sécurité le Premier ministre espagnol, Jose Maria Aznar.

Alors que l'Espagne préside, depuis quelques semaines, le Comité contre le terrorisme créé après les attaques du 11 septembre 2001 contre les Etats-Unis, José Maria Aznar a ouvert aujourd'hui le débat que le Conseil de sécurité consacrait aux menaces posées par le terrorisme international.

Qualifiant le terrorisme de « nouveau totalitarisme », il a refusé de parler à son propos de « choc de civilisations » mais plutôt « de chocs entre une nouvelle forme de barbarie et la civilisation » et a invité à « élaborer des réponses collectives plus ambitieuses » pour lutter contre « l'un des défis les plus importants posés à la sécurité internationale ».

M. Aznar a notamment proposé de renforcer les capacités du Comité contre le terrorisme en matière de supervision et d'assistance aux Etats ainsi que la coopération avec les institutions chargées du désarmement. Il a également suggéré de dresser une liste d'organisations terroristes semblable à celle créée pour Al-Qaida et d'améliorer les structures existantes permettant de démanteler les réseaux de financement du terrorisme.

« Des procédures devraient être établies pour empêcher les groupes terroristes de se servir des Nations Unies comme d'une plate-forme leur permettant de diffuser leur message violent, de justifier leurs actions et d'obtenir des avantages politiques, » a déclaré M. Aznar qui a également estimé qu'il fallait « ôter toute légitimité aux terroristes et pour cela relancer le processus de paix au Moyen-Orient avec l'aide de la Feuille de route.