Le Conseil de sécurité incité à reconsidérer les sanctions contre Libéria au regard de la violence dans la région

5 mai 2003

Le groupe d'experts, envoyé par le Conseil de sécurité au Libéria pour une mission d'enquête de trois mois, en est revenu convaincu qu'il fallait que le Conseil reconsidère l'imposition de sanctions à l'encontre du Libéria alors que la violence a gagné l'ensemble de la région et qu'au moins cinq pays voisins en partagent la responsabilité.

« Le Conseil de sécurité doit réexaminer les raisons pour lesquelles des sanctions ont été imposées à l'encontre du Libéria car la violence et les conflits s'étendent dans l'ensemble de la région et ne sont pas seulement le fait des forces libériennes », indiquent les experts dans un rapport qui a été rendu public aujourd'hui.

Estimant également que les raisons justifiant l'interdiction de voyager ne sont plus valables, ils recommandent au Conseil « d'adopter une nouvelle stratégie d'ensemble pour la région de l'Afrique de l'Ouest. »

Le Libéria, la Guinée violent l'embargo sur les armes, affirment les experts qui décrivent une situation de violence généralisée sans cesse alimentée par « l'arrivée de jeunes en armes venus de Libéria, de Sierra Leone, de Guinée et à présent de Côte d'Ivoire, qui ont pris l'habitude de vivre dans la violence, le banditisme et l'anarchie, se sont joints aux groupes armés au Libéria et dans l'ouest de la Côte d'Ivoire. »

« Aucun Libérien ne peut aujourd'hui dire qu'il n'a pas subi les conséquences de l'escalade des conflits », indique le rapport qui recommande notamment de renforcer le moratoire sur les armes légères, d'embaucher des experts en minéralogie pour déterminer quels sont les diamants légalement exportables et d'imposer des sanctions financières aux trafiquants d'armes, la plupart serbes, qu'il désigne nommément.

 

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