Le président sud-africain invite le Sommet de l'ONU à concrétiser le rêve d'une "prospérité responsable pour tous"

26 août 2002

Prenant la parole à Johannesburg lors du Sommet de l'ONU sur le développement durable, le président sud-africain, Thabo Mbeki, a qualifié aujourd'hui de non-viables «les îlots actuels de richesse qu'entoure une mer de pauvreté». «Il faut que nous réalisions le rêve d'un développement qui soit durable aux plans environnemental, social et économique, un développement de prospérité responsable pour tous», a-t-il déclaré.

Prenant la parole à Johannesburg lors du Sommet de l'ONU sur le développement durable, le président sud-africain, Thabo Mbeki, a qualifié aujourd'hui de non-viables «les îlots actuels de richesse qu'entoure une mer de pauvreté». «Il faut que nous réalisions le rêve d'un développement qui soit durable aux plans environnemental, social et économique, un développement de prospérité responsable pour tous», a-t-il déclaré.

Dans son discours d'ouverture, à titre de président du pays hôte du Sommet, Thabo Mbeki a aussi souligné aujourd'hui l'importance, pour la mise en oeuvre de ce plan d'action, de tenir compte de la participation effective de la société civile à la prise de décisions et à l'application des mesures prises. Le président sud-africain a regretté les progrès insuffisants réalisés dans la concrétisation de la vision du programme Action 21 (le plan d'action adopté à l'issue du Sommet de Rio, en 1992) et des autres accords internationaux.

M. Mbeki a par ailleurs été élu aujourd'hui président du Sommet mondial, qui se poursuivra à Johannesburg jusqu'au 4 septembre.

S'adressant aussi aux délégués, le secrétaire général du Sommet et secrétaire général adjoint de l'ONU aux affaires économiques et sociales, Nitin Desai, a aussi jugé “décevants” les résultats du programme Action 21, malgré une “amélioration dans certains domaines sociaux”. M. Desai a suggéré aux participants de s'inspirer des initiatives locales entreprises avec les organisations non gouvernementales, les collectivités et le milieu des affaires, pour encourager des partenariats pouvant renforcer la mise en oeuvre crédible des engagements pris lors des grandes conférences de l'ONU.

“Il y a urgence d'agir pour remédier aux phénomènes de la pauvreté, de la pollution, des maladies, afin que, dans dix ans, nous nous penchions non pas sur ce qui doit être encore fait, mais sur les succès des mesures entreprises après le Sommet de Johannesburg", a insisté M. Desai. Il a ajouté qu'il fallait "lutter avec la plus grande énergie contre cette nouvelle forme d'apartheid opposant, à l'échelle mondiale, les riches aux pauvres".

Aujourd'hui à New York, un porte-parole de l'ONU a révélé que les négociations sur le document final du Sommet ont permis de parvenir à un accord sur le rôle du Fonds pour l'environnement mondial (FEM), un sujet d'une grande importance pour plusieurs pays africains. Ainsi, le Fonds pourra désormais servir de mécanisme de financement pour la Convention de l'ONU pour la lutte contre la désertification. Le FEM a récemment obtenu de la part des pays donateurs des promesses d'engagements financiers de l'ordre de 2,9 milliards de dollars.

Le porte-parole de l'ONU a aussi révélé que, lundi matin, près de 13.000 personnes avaient déjà été accréditées sur place pour prendre part au Sommet, à titre de délégués gouvernementaux ou non gouvernementaux, et de journalistes.

 

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