La Mission de l'ONU pour l'Éthiopie et l'Érythrée s'occupera aussi de frontières et de déminage

14 août 2002

Le Conseil de sécurité de l'ONU a modifié aujourd'hui le mandat de la Mission de l'ONU en Éthiopie et en Érythrée (MINUEE) afin qu'elle aide la Commission du tracé de la frontière à appliquer “rapidement et systématiquement” sa décision concernant la démarcation de la frontière entre les deux pays. Le déminage a aussi été formellement ajouté au mandat de la Mission.

Dans une résolution adoptée à l'unanimité, le Conseil demande aux parties de coopérer pleinement avec la MINUEE dans l'exécution de son mandat, tel que modifié. Le Conseil encourage en outre les parties à fournir à la Mission de l'ONU les renseignements et les cartes dont celle-ci a besoin pour procéder au déminage dans la zone frontalière.

Le Conseil de sécurité a par ailleurs exigé des parties qu'elles accordent toute liberté de mouvement à la MINUEE et qu'elles éliminent immédiatement tous les obstacles et restrictions susceptibles d'empêcher la Mission et son personnel de s'acquitter de son mandat.

Le Conseil a déploré, à cet égard, qu'il n'y ait eu aucun progrès concernant l'ouverture d'une voie aérienne directe à haute altitude pour la MINUEE entre Asmara et Addis-Abeba. La résolution souligne l'importance d'une telle voie pour le processus de démarcation.

Les parties ont été appelées à s'abstenir de tous mouvements unilatéraux de troupes ou de population. Le Conseil les invite notamment à s'abstenir de construire de nouveaux établissements au voisinage de la frontière, jusqu'à ce que la démarcation et le transfert en bon ordre du contrôle territorial aient été achevés.

Lors de l'annonce de la décision de la Commission frontalière, en avril, le Conseil de sécurité avait rappelé que le tracé fixé par celle-ci était "définitif et contraignant" et invité les deux parties à coopérer avec la MINUEE à l'application de cette décision. La Commission frontalière est un organe indépendant de l'ONU. Elle a été constituée au terme de la conclusion de l'Accord global de paix d'Alger, en décembre 2000. Les gouvernements érythréen et éthiopien avaient accepté à l'époque le caractère juridiquement contraignant des décisions de la commission.

La résolution d'aujourd'hui encourage d'ailleurs les "garants, facilitateurs et témoins" des Accords d'Alger et les "amis de l'Erythrée et de l'Ethiopie" à intensifier leurs contacts avec les autorités des deux pays afin de parachever rapidement le processus de démarcation de la frontière.

 

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