République centrafricaine : le mandat de l'expert indépendant de l’ONU prorogé d'un an

7 octobre 2020

Le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies a renouvelé, mercredi, à Genève, le mandat de l’Expert indépendant sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine (RCA) pour une année supplémentaire.

En décidant de proroger le mandat de l’Expert indépendant onusien, Yao Agbetse, le Conseil attend de ce dernier qu’il continue d’évaluer l’évolution de la situation des droits de l’homme en RCA. Un mandat qui doit particulièrement mettre l’accent sur l’état de la lutte contre l’impunité, y compris dans le contexte électoral. 

Aux termes d’une résolution, adoptée sans vote, sur l’assistance technique et le renforcement des capacités dans le domaine des droits de l’homme en RCA, le Groupe africain au Conseil estime que ce projet prend en compte l’ensemble des préoccupations des principaux partenaires de la Centrafrique. « Le renouvellement permettrait au Conseil de poursuivre son soutien multiforme à la RCA et de continuer à accompagner de plus près l’évolution de la situation durant les 12 prochains mois », a déclaré avant le vote au nom du Groupe africain, Dieudonné Désiré Sougouri, le Représentant permanent du Burkina Faso auprès des Nations Unies à Genève.

Le Conseil condamne les attaques ciblées des groupes armés contre les civils

Selon l’Ambassadeur du Burkina Faso, la résolution met l’accent sur les enjeux prioritaires pour la construction d’une paix durable, parmi lesquelles la fin des conflits intercommunautaires et la réconciliation ; la lutte contre l’impunité ainsi que le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire et la consolidation de l’Etat de droit.  A ce sujet, le texte a condamné fermement les attaques ciblées commises par les groupes armés contre des civils, contre le personnel et le matériel humanitaire, médical et des Nations Unies. 

Le Conseil prie également la communauté internationale de renforcer son soutien à la lutte contre la pandémie de Covid-19 afin d’éviter que la crise sanitaire ne se transforme en une crise susceptible de compromettre durablement les résultats obtenus dans plusieurs domaines. Il s’agit notamment des avancées notées sur des questions prioritaires telles que les mécanismes de mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation, la lutte contre l’impunité, les mécanismes de réconciliation au niveau local et la préparation des élections de 2020 et 2021.

Pour Bangui, tous les points ayant fait l’objet de cette résolution ont toujours été et demeurent des défis majeurs pour le pays. « C’est pourquoi qu’il s’agisse de la procédure de la Covid-19 et son impact sur la jouissance des droits humains ; et du processus de paix ou qu’il s’agisse des violations des droits humains, la RCA voudrait ici réitérer sa sollicitation à tous pour la consolidation d’une paix durable », a fait valoir Léopold Ismaël Samba, le Représentant permanent centrafricain auprès de l’ONU à Genève.

 

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