Une experte de l'ONU met en garde contre l’impact disproportionné de la Covid-19 sur les personnes âgées

21 septembre 2020

Devant le Conseil des droits de l’homme, une experte indépendante de l’ONU s’est inquiétée, lundi à Genève, de l’impact « disproportionné » de la pandémie du nouveau coronavirus sur les personnes âgées.

« La pandémie de Covid-19 a eu, jusqu’à présent, des répercussions disproportionnées sur les personnes âgées et aggravé les violations existantes de leurs droits », a déclaré, Claudia Mahler, nouvelle Experte indépendante chargée de promouvoir l’exercice par les personnes âgées de tous les droits de l’homme.

Devant le Conseil des droits de l’homme, l’experte indépendante onusienne a soutenu que la pandémie a aussi mis en évidence le manque flagrant de données sur les personnes âgées pour bien appréhender leurs réalités de vie et la jouissance de leurs droits humains.

Ce manque de données constitue, en soi, un signe alarmant d’exclusion.

Il rend pratiquement impossible l’élaboration de politiques et d’actions normatives significatives en faveur des personnes âgées. L’exclusion des personnes âgées des enquêtes et des recensements nationaux affecte la capacité à comprendre dans quelle mesure elles sont capables de participer à la société et de jouir de leurs droits humains sur un pied d’égalité avec les autres, a insisté l’experte indépendante.

Pour améliorer l’écosystème de données existant, des normes et des exigences en matière de rapports sont nécessaires. « Cela donnerait une impulsion importante aux bureaux de statistiques pour qu’ils recueillent davantage de données sur les personnes âgées », a-t-elle conclu, relevant aussi la nécessité d’assurer « une protection solide des données ». 

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.

Suivre l'actualité : précédents articles sur le sujet

Le coronavirus met les inégalités et la vulnérabilité des minorités en exergue, selon l’ONU

Le nouveau coronavirus représente un risque pour tous mais les conséquences négatives ne sont pas réparties équitablement, a affirmé jeudi la cheffe des droits de l’homme de l’ONU, Michelle Bachelet, lors d’un débat du Conseil des droits de l’homme relatif au droit du développement.