En Afrique, chaque dollar investi dans les repas scolaires peut en rapporter jusqu'à 20 (PAM)

3 mars 2020

Les investissements dans le capital humain par le biais de programmes de santé et de nutrition scolaires sont très rentables et s'étendent bien au-delà de la cour d'école, a déclaré le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies à l’occasion de la Journée africaine de l'alimentation scolaire.

« Investir dans la prochaine génération est un investissement dans notre avenir commun. Nous voyons comment les programmes d'alimentation scolaire changent la vie de millions de personnes en Afrique et dans le monde - en particulier les filles - et libèrent leur potentiel », a déclaré le Directeur exécutif du PAM, David Beasley.

En plus de profiter aux écoliers, les programmes de repas scolaires locaux stimulent les économies rurales et locales, car les petits exploitants agricoles trouvent de nouveaux marchés pour leurs produits.

Les membres de la communauté, souvent des femmes, gagnent un revenu en préparant des repas pour les enfants.

Au-delà des économies locales, les pays qui investissent dans ces programmes peuvent en tirer des bénéfices économiques à long terme.

Une priorité nationale des pays africains

Selon le PAM, de plus en plus de pays africains ont fait de l'alimentation scolaire une priorité nationale.  

Plus de 30 millions d'enfants bénéficient désormais de programmes d'alimentation scolaire sur tout le continent

« Plus de 30 millions d'enfants bénéficient désormais de programmes d'alimentation scolaire sur tout le continent. Le Ghana, le Malawi, le Kenya et le Zimbabwe nourrissent tous plus d'un million d'enfants, tandis que l'Afrique du Sud et le Nigéria nourrissent chacun plus de neuf millions d'enfants chaque jour de l'année scolaire », a signalé l’agence onusienne.

Rien qu'en Afrique de l'Ouest, les gouvernements investissent 500 millions de dollars par an dans l'alimentation scolaire, ajoute le PAM.

« Les repas scolaires garantissent que les enfants sont en bonne santé et bien nourris, ce qui leur permet d'aller à l'école, d'apprendre, de s'épanouir et de réaliser leur potentiel en tant qu'adultes », ajoute l'agence onusienne.

D’après les résultats préliminaires d'une analyse de l'Université de Harvard, globalement, chaque dollar dépensé dans un programme de repas scolaires peut rapporter jusqu'à 20 dollars.

Toutefois, le PAM signale qu’aujourd'hui sur les 73 millions d'écoliers dans le monde qui se rendent à l'école le ventre vide, la grande majorité - 61 millions - se trouvent en Afrique.

Des repas scolaires du PAM sont servis dans un centre éducatif à Kibera, au Kenya. Photo PAM/Challiss McDonough

Six pays africains associent les repas scolaires aux services de santé 

Le Programme s'est également récemment associé à l'UNICEF dans le cadre d'une initiative conjointe axée sur six pays africains du Sahel et de la Corne de l'Afrique, où les deux agences fourniront un ensemble complet de services de santé et de nutrition dans les écoles.

Le PAM vient de lancer une nouvelle stratégie ambitieuse en matière d'alimentation scolaire qui s'appuie sur six décennies d'expérience et se concentre sur les 73 millions d'enfants qui ne bénéficient actuellement d'aucun soutien en matière de santé ou de nutrition à l'école.

Outre des repas nutritifs, les écoliers bénéficieront d'interventions essentielles en matière de nutrition et de santé, telles que des vaccins, des vermifuges et des services d'eau, d'assainissement et d'hygiène.

Le PAM continuera également à soutenir le groupe sectoriel de l'alimentation scolaire de l'Union africaine pour faire progresser l'approche locale en matière de programmes d'alimentation scolaire sur le continent.

 

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