Les cliniques et équipes médicales mobiles apportent des soins dans les pires crises du monde

31 décembre 2019

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) et ses nombreux partenaires déploient des cliniques mobiles et des équipes médicales pour atteindre les personnes privées d'accès aux services de santé. Pour de nombreuses personnes, ces cliniques et équipes mobiles représentent leur seule source d’accès à des soins de santé.

Les cliniques mobiles offrent des options flexibles et viables pour traiter les groupes isolés et vulnérables. La demande d'unités mobiles ne cesse d'augmenter.

Lorsqu’elle coordonne la riposte à une crise, l'OMS prend toutes les dispositions pour garantir la présence de tels soins mobiles et adapte ensuite leur déploiement en fonction des circonstances.

L’agence onusienne peut acheter des cliniques mobiles ou fournir le matériel médical nécessaire à leur fonctionnement. L’agence onusienne accorde également des financements aux partenaires pour qu’ils achètent ces cliniques mobiles ou fournissent le matériel médical. Ainsi, l’année dernière, l’OMS a fourni 44 cliniques mobiles à des ONG de santé syriennes pour desservir les populations vivant dans des zones difficiles d’accès.

Des cliniques mobiles soutenues par l’OMS ont été déployées en Iraq, en Jordanie (pour venir en aide à des réfugiés syriens), en Syrie, en Ukraine, au Yémen ainsi que dans d’autres pays.

Cliniques mobiles en Syrie

Photo SEMA
L'OMS soutient des cliniques mobiles et des unités chirurgicales mobiles dans la région d'Idlib en Syrie.

 

En Syrie, les cliniques mobiles de l’OMS appuient les activités de leurs partenaires de santé, en particulier dans la partie ouest d’Alep. Avec l'introduction des cliniques mobiles, et en partenariat avec des ONG, l'agence onusienne fournit un soutien sanitaire humanitaire aux populations mal desservies et dans le besoin.

Ces cliniques sont déployées dans des zones où le système de santé a été affecté par la crise, en particulier à Dar’a, Alep, Damas, Al Hassakeh et Deir ez-Zor. Chaque unité mobile de soins de santé primaires est dotée de l’équipement médical et technologique nécessaire, ainsi que de médicaments essentiels.

Dans le village de Synykha, Halyna, 70 ans, est atteinte par des problèmes cardiaques. Il lui est presque impossible de voir un médecin. « La polyclinique est à 30 kilomètres, le bus ne passe qu'une fois par jour, mais même en ville, il n'est pas possible de consulter un cardiologue. Je n'ai pas les moyens d'acheter de médicaments. Cela fait plus de 2 ans, depuis le début du conflit, que nous n'avons pas reçu de soins de santé adéquats. Sans le soutien apporté par l'équipe mobile, je ne puis imaginer comment j'arriverais à survivre », explique-t-elle.

L’OMS et ses partenaires, qui opèrent en Syrie, en Jordanie et en Turquie, ont déployé des efforts considérables pour répondre aux besoins sanitaires de l’énorme population touchée par le conflit. Ainsi, Rahab Al Jamal est l'une des 17 sages-femmes travaillant dans le camp de réfugiés de Zaatari, en Jordanie, où 100 à 200 femmes, pour la plupart des réfugiées de la guerre civile syrienne, accouchent chaque jour dans des conditions peu optimales.

« Nous devons soutenir les mères pendant l'accouchement dans des conditions extrêmement difficiles », rapporte-t-elle. Mme Al Jamal fournit également des consultations sur les méthodes de planification familiale et offre des soins pré et postnatals aux femmes du camp.

Photo FNUAP Jordanie/Sima Diab
Saba, une réfugiée syrienne, vit avec sa famille dans le camp de Zaatari, en Jordanie (archives)

En Ukraine, des cliniques mobiles cruciales pour les déplacés

En Ukraine, pour répondre aux besoins de la population touchée par le conflit, ainsi qu'à ceux des personnes déplacées à l'intérieur du territoire, l'OMS a mis en place des unités mobiles d'urgence pour les soins de santé primaires dans 6 régions de l'est du pays.

Des partenaires dans le domaine de la santé, tels que la Croix-Rouge ukrainienne et la Fondation médicale grecque Hippocrates, gèrent ces unités mobiles.

Une équipe composée d'infirmiers, d'un médecin et d'un chauffeur recueille des données essentielles et propose des services dans le domaine de la pédiatrie, de la nutrition, des maladies transmissibles et non transmissibles, de la santé de la mère et du nouveau-né, de la santé mentale et de l'hygiène.

Au Myanmar, après le cyclone Komen d’août 2015 et des inondations, la région montagneuse de l’État de Chin a été touchée par des glissements de terrain et, dans l’État Rakhine de nombreux villages n’ont pas pu être atteints par la route.

Les équipes médicales mobiles déployées ne trouvaient souvent pas de zones assez sèches pour y mettre en place des installations temporaires, et ont dû recourir à tout leur talent pour trouver des solutions. La décision a été prise d’utiliser des embarcations à faible tirant d’eau sur les eaux en décrue pour transporter les médecins, les infirmières et des auxiliaires de santé afin de pouvoir dispenser des soins et distribuer des médicaments.

 

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