Au Bangladesh, les réfugiés rohingyas ont besoin de plus d’aide et de pouvoir entrevoir un avenir (ONU)

26 avril 2019

Trois hauts responsables onusiens ont conclu une visite au Bangladesh par un appel à soutenir d’urgence les plus de 900.000 réfugiés rohingyas dont la plupart ont fui le Myanmar depuis août 2017.

Depuis le camp de Cox’s Bazar près de la frontière avec le Myanmar, les chefs du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) ont réitéré leur engagement à continuer d’œuvrer à « des solutions sûres et durables » pour les réfugiés rohingyas.

« Il s’agit toujours d'une des plus grandes crises de réfugiés au monde », a déclaré Filippo Grandi, le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés. « J'ai vu beaucoup de progrès, mais la situation des réfugiés, en particulier celle des femmes et des enfants, reste fragile » a-t-il dit.

La crise des réfugiés rohingyas dure depuis près de deux ans.

Les agences onusiennes ont souligné l'importance cruciale de soutenir les Rohingyas durant leur exil, en particulier en élargissant les possibilités d'apprentissage et de formation professionnelle. Près de la moitié des 540000 enfants réfugiés rohingyas de moins de 12 ans ne reçoivent aucune éducation, tandis que les autres n'ont accès qu'à une scolarité très limitée. Seule une poignée d'adolescents bénéficient d’une éducation ou d’une formation.

Le HCR estime indispensable de donner aux réfugiés la possibilité d'apprendre, de développer leurs compétences et de contribuer à leurs communautés tout en préparant leur réintégration lorsqu'ils pourront retourner au Myanmar. C’est « l'avenir des réfugiés rohingyas qui est en jeu », a souligné M. Grandi.

Le Directeur général de l’OIM, António Vitorino, a rappelé que les nombreux jeunes rohingyas « ont besoin d'espoir et d'opportunités s'ils veulent réussir leur vie lors de leur retour au Myanmar ».

Dans le camp de réfugiés de Cox’s Bazar, les responsables onusiens ont pu constater la résilience et les efforts déployés par les réfugiés rohingyas face aux difficultés qu’ils rencontrent alors que la région entre dans la saison de la mousson.

« Nous avons rencontré un groupe remarquable de réfugiés hommes modèles de ainsi que des femmes bénévoles qui soutiennent ceux qui ont survécu à la brutalité et qui œuvrent également à prévenir la violence sexuelle et domestique dans les camps », a indiqué Mark Lowcock, le chef des affaires humanitaires de l’ONU.

Selon le chef d’OCHA, une « approche sage et clairvoyante » de la crise des Rohingyas permettrait de mettre davantage l'accent sur l'aide aux réfugiés « non seulement pour les aider à se remettre des horreurs qu'ils ont connues, mais aussi pour les préparer à un avenir à long terme ».

 

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