Lutte contre le terrorisme : le Burkina Faso défend ses initiatives locales de sécurité ou « Koglwéogo »

20 septembre 2018

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a été saisi, ce jeudi à Genève, du rapport sur l’examen périodique du Burkina Faso qui s’est déroulé le 7 mai 2018. Lors du processus, 204 recommandations ont été formulées au Burkina Faso. Sur ce nombre, 184 recommandations ont été acceptées.

Selon le Ministre de la justice et des droits de l’homme du Burkina Faso, Bessolé René Bagoro. « après examen, douze recommandations n’ont pas été acceptées par le gouvernement, car elles s’adaptent difficilement, pour le moment, aux réalités socioculturelles et économiques du Burkina Faso ».

Parmi ces recommandations rejetées par Ouagadougou, figure l’épineux dossier des initiatives locales de sécurité, notamment les Koglwéogo, « qualifiées à tort de groupes d’auto-défense » ou de « milices ».

Le Ministre de la justice a rappelé que dans un contexte où le pays fait face à une crise sécuritaire caractérisée par la montée du terrorisme, la vision du gouvernement est d’encadrer ces initiatives pour les rendre plus efficaces et respectueuses des droits de l’homme dans la co-production de la sécurité.

À ce titre, un décret portant définition des modalités de participation de la population à la mise en œuvre de la police de proximité a été adopté pour encadrer ces initiatives locales de sécurité. Des actions de formation et de sensibilisation aux droits de l’homme sont également déployées en direction de ces initiatives locales afin d’améliorer leur coopération avec les forces de sécurité et de défense.

Par ailleurs, des poursuites judiciaires ont été engagées contre les membres de ces groupes suspectés de mauvais traitements, a expliqué le Ministre. 

 

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