Soulagé par le débarquement des passagers du Diciotti, le HCR exhorte l’Europe à respecter les principes humanitaires

27 août 2018

L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a fait part de son soulagement après le débarquement des passagers secourus en mer par le navire Diciotti.

Environ 150 migrants qui se trouvaient encore à bord du bateau des garde-côtes italiens bloqué depuis cinq jours dans le port sicilien de Catane, en Italie, avaient tous quitté le navire dimanche.

La veille, le HCR avait appelé les autorités italiennes à autoriser le débarquement immédiat de ces passagers.

Dans un communiqué rendu public dimanche, le HCR a félicité les pays et les organisations qui ont fait preuve de solidarité et apporté une aide tangible en offrant d’accueillir les personnes qui étaient encore à bord.

L’agence onusienne continue d’encourager fortement les arrangements établis et prévisibles dans la région méditerranéenne pour le débarquement des personnes secourues en mer. Elle exhorte les États à accélérer rapidement les efforts pour mettre en place ces arrangements afin de gérer ce type de situation.

« Cela doit être un signal d’alarme », a déclaré le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi. « Les réfugiés et les demandeurs d’asile voient leur vie mise en danger, tandis que les États prolongent leurs différends politiques sur des solutions à plus long terme. La situation des passagers du Diciotti est aujourd’hui résolue, mais que se passera-t-il la prochaine fois ? Nous avons besoin d’une approche européenne collaborative et fiable à l’égard des personnes secourues en mer », a ajouté le Haut-Commissaire.

Depuis le début de l’année, plus de 1.600 personnes ont perdu la vie durant leur tentative de traversée de la mer Méditerranée pour atteindre les côtes européennes, bien que le nombre de personnes tentant cette traversée ait considérablement baissé par rapport aux années précédentes.

Avant l’annonce du débarquement des passagers du Diciotti, M. Grandi avait déclaré samedi « que le temps est venu de faire cesser le va-et-vient entre les pays qui rivalisent dans le nivellement par le bas pour savoir qui peut prendre le moins de responsabilités envers les personnes secourues en mer ».

Le HCR s’est de nouveau dit prêt à aider les États pour mettre au point une approche fondée sur le sauvetage de vies humaines et lutter contre les causes profondes des déplacements forcés.

 

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