14 août 2018

Le 19 août 2003, un kamikaze a fait exploser un camion rempli d’explosifs devant les bureaux des Nations Unies à Bagdad, la capitale iraquienne, tuant 22 personnes, dont Sergio Vieira de Mello, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme et chef de la Mission des Nations Unies en Iraq.

L'attaque contre l'Hôtel Canal, le bâtiment où se trouvait les bureaux de l’ONU, a également fait plus de 150 blessés, la plupart d’entre eux des travailleurs humanitaires venus en Iraq pour aider à reconstruire le pays après le renversement de Saddam Hussein.

L’attaque a été l’une des plus meurtrières de l’histoire des Nations Unies et a marqué un tournant dans la manière dont l’ONU et les organisations humanitaires opèrent sur le terrain. C'était la première fois qu'une organisation humanitaire internationale neutre était délibérément prise pour cible.

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a rendu hommage au personnel qui a perdu la vie il y a 15 ans dans ce qu’il a qualifié de « l’un des jours les plus sombres de notre histoire ».

En prévision de cet anniversaire, ONU Info s'est entretenue avec des survivants. Les conversations, qui ont été éditées, donnent un aperçu de ce qui s’est passé ce jour-là, de son impact et de l’impact que cela continue d’avoir sur toute la communauté qui constitue l’ONU.

ELPIDA ROUKA

Photo ONU/Violaine Martin
Elpida Rouka, ancienne cheffe de l’Envoyée spéciale pour la Syrie et survivante de l’attentat contre l’hôtel Canal à Bagdad le 19 août 2003, montre son Laissez Passer de l’ONU lors de la Journée mondiale de l'aide humanitaire à Genève.

« Je me souviens avoir photographié le drapeau de l'ONU alors que nous entrions dans l'enceinte vers 15h45 ce jour-là, pour ce qui devait être mon dernier jour de mission à Bagdad. C'est la seule photo - étrangement brouillée - qui a survécu parmi toutes mes affaires dans l’attaque, et mon laissez-passer [passeport de l’ONU] qui m’a été renvoyé à New York, brûlé et percé, plusieurs mois après l’attaque.

Je suis allée dans mon bureau qui était juste en dessous de celui de Sergio (Vieira de Mello) dans cette partie du bâtiment qui est maintenant la célèbre photo des trois étages effondrés. Je n'étais pas censée assister à la réunion que mon patron avait avec [le Coordinateur humanitaire des Nations Unies en Iraq] Ramiro Lopes da Silva de l’autre côté du couloir mais à 16h05 exactement - l'attaque a eu lieu à 16h15 - [mon superviseur] Benon Sevan est revenu dans le couloir et a dit : « Je pense que vous devriez assister à cette réunion ». Et littéralement 10 minutes plus tard, j'étais assise en face de l'assistant de David Nabarro [chef de l'Organisation mondiale de la santé en Iraq] lorsque j'ai vu les pupilles diluées, cette lumière a éclaté avant d'entendre le bruit. Et ensuite, Benon m'a attrapée avec Ramiro et nous a plaqués par terre pour nous protéger des éclats de verre. A part cela, c’est le trou noir, je ne souviens pas comment je suis sortie de la pièce qui se trouvait au bord de l’endroit où le deuxième étage s'était effondré et où Sergio, Arthur Helton et Gil Loescher étaient coincés. Et quand je suis sortie sur la pelouse, c'était une scène de massacre.

On m'a vite dit que je n'étais pas essentielle malgré mes protestations de ne pas vouloir quitter les lieux et j’ai été envoyée dans une des casernes américaines devenue un hôpital de triage. Je me souviens du moment où le talkie-walkie a annoncé que Sergio était mort. Je me souviens que j'étais la dernière à être recousue et que je portais un t-shirt avec ‘Operation Iraqi Freedom’. C'était après le couvre-feu à Bagdad et les Américains ont suggéré que je passe la nuit-là mais je ne le voulais pas ... Je suis resté à l'hôtel Cedar, maintenant hanté parce que c'était l'hôtel où logeaient Sergio et son équipe. Donc, les trois étages étaient tous des chambres de fantômes. Et je me souviens de Ghassan Salamé (Conseiller politique de l’ONU) en train de mettre un shashlik (brochette de viande grillée) et une boisson devant moi, et de me dire - bois et va te coucher. Et trois jours plus tard, j'étais dans le dernier avion à évacuer les survivants restants à Amman - les mêmes vêtements pendant plusieurs jours et un semblant de document à l'apparence légitime pour prouver mon identité.

Je devrais dire que pendant cette attaque, quelques instants après, je n'avais plus le sens du temps, j'ai eu de la chance que Benon ait jeté un téléphone et m'a dit d'appeler mes parents maintenant. Et j'ai eu la chance de les attraper avant que les images horribles n’apparaissent sur les écrans du monde, et avant que toutes les lignes téléphoniques ne soient interrompues. Sinon, je n’ose penser à ce que mes parents auraient vécu si je n'avais pas dit : peu importe ce que vous voyez, ça va pour moi, au revoir. Nous n'avons plus parlé pendant encore quatre jours. Ils sont restés collés aux écrans de télévision pendant cette période.

Je pense qu'il est important de se rappeler de ce mois d’août 2003 à Bagdad, parce que cela a essentiellement tout changé pour l'ONU. Comment nous faisons les choses. Qui nous sommes. Ce que le monde pense de nous. Ce que nous pensons de nous. Nous avons une responsabilité envers ces amis et collègues, et ces habitants, décédés ailleurs aujourd'hui - en Afghanistan, au Mali, en Somalie, en Algérie et en Libye, la liste est sans fin.

J'ai pu clore ce chapitre de ma vie quand je suis rentrée en Iraq quatre ans plus tard (toute une autre histoire celle-ci). Je pense qu'il est important de se rappeler de ce mois d’août 2003 à Bagdad, parce que cela a essentiellement tout changé pour l'ONU. Comment nous faisons les choses. Qui nous sommes. Ce que le monde pense de nous. Ce que nous pensons de nous. Nous avons une responsabilité envers ces amis et collègues, et ces habitants, décédés ailleurs aujourd'hui - en Afghanistan, au Mali, en Somalie, en Algérie et en Libye, la liste est sans fin.

Je pense souvent aux collègues que nous avons perdus ce jour-là et à l’âge qu’ils avaient pour beaucoup, début de la trentaine - il y avait un certain engouement autour de cette équipe de rêve et ils incarnaient exactement l’esprit du drapeau, défiant les risques et s’exprimant pour ceux dont les voix étaient réduites au silence. 15 ans plus tard, je pense souvent qu'ils seraient maintenant autour de la quarantaine et de la cinquantaine, et la perte de potentiel des personnes qui croyaient en ce qu'elles faisaient, trouvant un sens là où personne ne pouvait ou ne voulait le faire. Les recrues du « Bleu de l’ONU », c’est comme cela que je les appelle.

Nous avons tous nos propres mécanismes d'adaptation. Le mien à l'époque a été de retourner travailler. Et continuer sans relâche pendant plusieurs années dans des postes difficiles après mon retour à Bagdad en 2007. À bien des égards, je ne connaissais rien d’autre. Cela étant dit, pour moi, alors qu’il n’y avait pas de blessures physiques - la cicatrice principale était désormais presque indétectable - il y avait un stress post-traumatique latent qui était laissé sans surveillance et qui a été déclenché par une autre expérience traumatique il y a deux ans. Mais cela m'a rendu encore plus sensible à la nécessité pour l’Organisation de prendre soin... il est presque impardonnable que, dans une organisation internationale qui prétend être au service de l’humanité, nous soyons à la traîne pour répondre aux traumatismes de nos employés. Nous devons tous être un peu plus empathiques et plus gentils les uns envers les autres car le fait d'être une cible en tant que civil ou travailleur humanitaire n'est pas une chose unique, le traumatisme continue sans relâche et la guérison doit être collective ».

Elpida Rouka est actuellement chercheuse associée à l'université Yale, aux Etats-Unis. Récemment, elle a occupé le poste de cheffe de cabinet de Staffan de Mistura, l’Envoyé spécial des Nations Unies pour la Syrie, et fait toujours partie de l’équipe des ‘bons offices’ de l’ONU pour ce pays. Elle a passé les 17 dernières années à l'ONU et est retournée en Iraq en 2007.

MUHAJED HASSAN

Mujahed Hassan
Mujahen Hassan en Virginie, aux Etats-Unis, en 2013.

« C'était la fin de la journée et je me préparais à aller jouer au tennis de table avec mes collègues. La fenêtre était à ma gauche et, étonnamment, j'ai juste décidé de changer de place avec un de mes collègues qui est parti ce jour-là à 16h30. Sinon je serais mort.

A cette époque, nous n'avions aucune idée de ce qu'était un engin piégé, de ce qu'était une voiture piégée. Nous n'avions aucune idée que ces choses existent réellement. J’ai entendu parler de ce genre d’explosion moins d’un mois auparavant, quand une explosion a visé l’ambassade de Jordanie. Le résultat c’est qu’un de mes amis a été tué. Donc, nous nous sommes demandés ce qui était arrivé. On n'avait aucune idée qu'il y avait une voiture piégée ou une remorque qui était entrée dans le bâtiment et avait explosé. Nous cherchions simplement à nous assurer de ce qui se passait. Est-ce comme ça ? Est-ce vrai ? Est-ce juste un rêve ? Mais j'étais à la recherche de mes collègues qui partageaient la pièce, le bureau du service informatique avec moi, et ils ont été retrouvés sous les décombres.

C'était vraiment poussiéreux et je ne pouvais rien voir. J'ai continué à demander aux gens qui venaient aider de les trouver parce que je ne pouvais pas les voir. Finalement, il s'est avéré qu'ils les avaient réellement aidés. J'étais un peu en état de choc. J'essayais juste de faire en sorte que tout le monde soit en sécurité et je ne savais pas que ma blessure était suffisamment grave pour que je sois emmené dehors le plus tôt possible pour recevoir des soins médicaux.

J'ai été emmené en hélicoptère dans les installations des forces de la coalition. Je me suis réveillé après trois jours de perte de conscience et je me suis retrouvé au milieu de nulle part dans une tente. J'ai été évacué en Jordanie, puis à cause de la gravité de mes blessures, j'ai été évacué à nouveau avec mon ami blessé, Haider Sousa, à Londres. Et finalement, tous les autres blessés iraquiens ont également été évacués à Londres pour un suivi.

Il m'a fallu plus de 10 ans pour récupérer. Jusqu'à aujourd'hui, je souffre encore de nombreuses blessures.

Il m'a fallu plus de 10 ans pour récupérer. Jusqu'à aujourd'hui, je souffre encore de nombreuses blessures. J'ai perdu mon œil gauche J'ai beaucoup de blessures sur mon visage, mes lèvres, ma tête, mon cou, mes bras, mon côté.

Comme je le dis tout de suite, je me souviens exactement de tout ce qui s'est passé ce jour-là. Et quand je suis rentré de Londres en Iraq, j'ai tout de suite pris un taxi et je suis allé au bâtiment et je l'ai parcouru étage par étage. L'ONU est mon rêve. L'ONU est ma famille. Je ne peux vraiment pas croire que cette chose est arrivée à ma famille, dans l'endroit où j'ai aimé travailler et à mes collègues que je considère comme des membres proches de ma famille.

Je pense que la seule chose qui m'a aidé à récupérer est de penser à ma fiancée à ce moment-là parce qu'elle croyait en moi et que nous préparions notre mariage. C'était juste une question de jours. Nous avions tout préparé et l'explosion s'est produite et nous avons dû tout reporter. Je pense que c’est la seule chose qui m'a aidé à revenir à la vie ...

Travailler à l'ONU était un rêve. Chaque jour, je me préparais et j’étais excité d'aller au travail pour voir à quel genre de changement je pouvais contribuer et ce que je pouvais faire pour aider mon pays à se relever. Au début, travailler pour l'UNOHCI (Bureau du Coordinateur humanitaire des Nations Unies en Iraq) consistait à travailler pour survivre et soutenir nos familles. Mais après la création de la MANUI (Mission des Nations Unies en Iraq), nous avions bon espoir que nous allions changer l’avenir parce que nous croyions vraiment en Sergio Vieira de Mello. Nous espérions que son équipe et lui-même feraient une grande différence. Nous étions si heureux de faire partie du changement. Nous aiderions notre pays, notre communauté, notre peuple à se remettre de l'oppression. Donc chaque jour était plein d’espoir, plein de plaisir, plein de possibilités. C'était le changement que nous attendions. Bien que cela ne se soit pas réalisé, j'espère toujours que vous serez en mesure de faire une différence dans la vie du monde arabe, et en particulier pour la communauté iraquienne, le peuple iraquien.

Je pensais vraiment qu’aucun Iraquien n’avait la moindre idée de ce qui était censé se produire, le type de violence que nous avons connu, la guerre civile qui a éclaté et toutes les destructions, les meurtres, les injustices et la corruption qui ont suivi. J'étais tellement heureux, honnêtement et sincèrement, chaque jour était le jour le plus heureux de ma vie. En y repensant, je ne regarde pas trop mes blessures, mais je me retourne toujours avec l'espoir que tout ce qui s'est passé va nous apprendre, à nous et à l'ONU, une leçon pour que cela ne se reproduise plus.

Je crois fermement que tout civil tué par qui que ce soit, c’est un acte d'inhumanité et cela devrait être évité à tout prix ».

Mujahed Hassan est un collègue iraquien qui travaillait au département informatique de la Mission des Nations Unies en Iraq au moment de l'attaque. Il vit actuellement à San Diego, en Californie, avec sa famille.

FRANCIS MEAD

ONU/Antonio Tibaldi
Francis Mead, en mission en Somalie en 2013.

« C’était l’une des dernières fois où les (fonctionnaires) internationaux pouvaient voyager dans Bagdad. Je me souviens d'une ville très pauvre. Je me souviens m’être rendu à l'est de la ville sur des routes très accidentées et d'être allé dans une clinique rencontrer une personne qui travaillait avec Médecins Sans Frontières et qui me disait à quel point il était difficile de maintenir les services de santé. Je me souviens de beaucoup de déchets dans les rues et de zones partiellement inondées où il n'y avait pas de système d'alimentation en eau. On avait l'impression que ce n'était pas très sûr. Mais en réalité, nous ne nous sommes pas rendus compte à quel point c’était dangereux.

Le jour où (l’attaque) s’est produite, je préparais une histoire sur les mines et les munitions non explosées, car c’était un énorme problème en Iraq. Il y avait une conférence de presse au rez-de-chaussée de l'hôtel Canal. Je pense que cela a commencé vers 15h30. J'étais donc assis au premier rang à écouter cette conférence de presse. Nous étions dans une pièce ordinaire. Un groupe de personnes était là, deux caméras tournaient au fond de la salle et soudainement, il y a eu une énorme déflagration. Tout est devenu noir. Je pense que c'est parce que beaucoup de débris et de poussière ont traversé la pièce.

Votre cerveau ne peut pas réagir à ce qui se passe. Et puis, soudain, vous regardez une pièce ordinaire couverte de poussière et votre cerveau entre en action, l'adrénaline se déclenche et la première pensée a été que c'était une explosion. On aurait dit que ça s’est passé dans le bâtiment. Vous vous dites : ‘j'ai survécu à l'explosion. Je suis encore en vie’. Et puis votre cerveau passe en mode de survie. La prochaine pensée que j'ai eue : ‘eh bien, que se passe-t-il si nous nous précipitons dehors ?’. Peut-être qu'il y a des gens qui nous attendent dehors avec des mitrailleuses. Je pense que c'était le moment où j'ai eu le plus peur. Je n'ai pas vraiment eu peur après. C’était le moment de peur réelle.

D'autres personnes étaient stupéfaites, couvertes de poussière. Les gens ressemblaient à des momies blanches couvertes de cette poussière blanche et parfois striées de sang. Je me souviens très bien de cela et de gens assis, juste stupéfaits.

Les gens ont réagi très rapidement et, alors que je trébuchais, des personnes avaient déjà été arrachées des décombres, et il y avait une petite parcelle d'herbe juste à l'extérieur de l'entrée principale et il y avait déjà environ huit personnes disposées sur cette herbe. Certains d'entre eux étaient probablement morts. Et (il y avait) un moment particulièrement personnel qui me fait toujours mal. Je me tenais à côté de cette parcelle d'herbe regardant ces gens étendus là-bas et un homme était juste en train de bouger et de devenir conscient et il a levé les yeux vers moi un instant. Et je ne savais pas quoi faire parce que j'avais vraiment peur d'aggraver les choses. Je le regrette, car dès que je suis revenu de cette attaque, je suis allé faire un stage de secourisme, pour me donner plus de confiance, et j'ai réalisé que je pouvais le faire, simplement lui tenir la main.

Nous sommes maintenant devenus une cible. Les secouristes, les travailleurs humanitaires, les fonctionnaires politiques des Nations Unies - nous sommes tous devenus des cibles.

Plus tard, j'ai trouvé des choses à faire pour aider. J'ai porté de l'eau et j'ai aidé à transporter des civières. Et il y avait un collègue iraquien dans le bureau qui avait été frappé à la tête et il était étourdi et je me suis assis avec lui et lui ai parlé pendant un moment. J'ai trouvé des choses à faire car après un tel incident, il y a un fort désir d'aider, de faire quelque chose.

Quelques jours plus tard, nous nous sommes rendus par avion à Amman, en Jordanie, et les Nations Unies ont donné accès à des conseillers. Je ne me suis jamais senti fâché contre les personnes qui ont déclencher la bombe. C’était une attaque symbolique et physique contre l'ONU pour créer plus de chaos, pour rendre le pays incontrôlable. Al-Qaïda en Iraq, qui est devenu EIIL, a en fait effectué cette opération. Je pense que les gens sont assez conscients, mais il faut que les gens sachent à quel point il est malheureusement dangereux de travailler non seulement pour l’ONU mais aussi pour les organisations non gouvernementales dans de nombreux pays. Nous sommes maintenant devenus une cible. Les secouristes, les travailleurs humanitaires, les fonctionnaires politiques des Nations Unies - nous sommes tous devenus des cibles. L’aspect le plus difficile est évidemment que, pour qu’une organisation comme l’ONU soit efficace, elle doit être en mesure de dialoguer directement avec les gens ordinaires. Et malheureusement, cela devient beaucoup plus difficile. Une autre chose très triste à propos de l'attentat en Iraq, c'est qu'il y a eu par la suite d'autres attaques majeures contre l'ONU et d'autres organisations. Il y a eu une attaque importante au Nigéria et une autre en Algérie. Je me sens mal à ce sujet d'une certaine manière parce que ces attentats ont eu beaucoup moins de publicité.

Une des conséquences pour moi honnêtement est que je me suis senti plus connecté avec l’ONU. J'étais intéressé et engagé à l'ONU avant, mais l'ONU est devenue plus importante pour moi après cela. Et c'est en partie à cause des nombreuses personnes remarquables que j'ai vues travailler en Iraq pour l'ONU et qui font un travail fantastique. J'ai vraiment respecté ça ».

Francis Mead est producteur de télévision au sein de l’équipe vidéo de l’ONU. Auparavant, il a travaillé pour la BBC et des agences de l'ONU, telles que l'UNICEF. En 2003, il travaillait pour IRIN, qui était alors affilié au Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA). Il a réalisé un documentaire et écrit un livre sur son expérience en Iraq.

ISABELLE NOËL

Isabelle Noël travaillait au bureau de l'information du siège de l'ONU en Iraq pour recueillir toutes les données sur l'aide humanitaire dans le pays. Elle a été blessée lors de l'attaque terroriste du 15 août 2003 contre l'hôtel Canal.

Ecoutez son témoignage recueilli par Jérôme Longué d'ONU Info.

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