Santé mentale : une question négligée mais cruciale pour réaliser les objectifs mondiaux (ONU)

Le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, lors d'une table ronde sur la santé mentale à Londres.
Photo Susan Smart/Wellcome Trust
Le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, lors d'une table ronde sur la santé mentale à Londres.

Santé mentale : une question négligée mais cruciale pour réaliser les objectifs mondiaux (ONU)

Santé

La santé mentale reste l'un des problèmes de santé mondiale les plus négligés, même si elle est essentielle à la réalisation des objectifs de développement durable (ODD) adoptés par les dirigeants mondiaux, ont déclaré des hauts fonctionnaires des Nations Unies lors d’une réunion à Londres cette semaine.

« Une personne sur quatre vit un épisode de santé mentale au cours de sa vie, mais la question reste largement négligée », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, lors d'une table ronde sur la santé mentale organisée conjointement par son bureau, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Wellcome Trust, une fondation caritative qui soutient les scientifiques et les chercheurs.

« L'ONU est déterminée à travailler avec des partenaires pour promouvoir la santé mentale et le bien-être pour tous », a ajouté M. Guterres.

La table ronde, qui s’est tenue mercredi soir, incluait la Vice-Secrétaire générale de l’ONU, Amina J. Mohammed, le Directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, la Directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), Henrietta Fore, et une vingtaine d'universitaires, de représentants de gouvernements et de la société civile.

Le message principal issu de la discussion a été le soutien croissant à l'idée qu'il ne peut pas y avoir de « santé sans santé mentale » et qu'il faut aller au-delà du secteur de la santé pour trouver des solutions créatives aux causes profondes de la détérioration de la santé mentale.

L'inadéquation des soins ne se fait pas dans le vide, et il y a des facteurs sociétaux et environnementaux en jeu, a-t-on entendu lors de la table ronde.

Mme Mohammed a expliqué que la santé mentale n'est pas seulement un problème pour le secteur de la santé car elle est également liée à l'égalité et aux droits individuels fondamentaux. À cet égard, elle a appelé à un plus grand investissement intersectoriel pour résoudre le problème.

Réunion du Conseil des chefs des organismes des Nations Unies

L'événement s'est tenu en marge d’une réunion du Conseil des chefs des organismes des Nations Unies, réunissant à Londres, sous la présidence du Secrétaire général, les chefs de 31 agences, fonds et programmes des Nations Unies.

Lors de cette réunion, le chef de l’ONU a présidé une session spéciale sur la lutte contre le harcèlement sexuel au sein des organismes du système des Nations Unies, a indiqué son porte-parole dans une note à la presse publiée vendredi.

M. Guterres a réitéré qu'il était « gravement préoccupé par toutes les allégations de harcèlement sexuel aux Nations Unies » et qu’il a fait de cette question une priorité absolue.

Le harcèlement de quelque nature que ce soit contrevient aux principes de notre organisation et mine nos valeurs fondamentales et notre travail, a-t-il déclaré lors de cette session spéciale. Il a souligné, une fois de plus, que le harcèlement sexuel n'avait pas sa place dans le système des Nations Unies et a réitéré son engagement personnel à défendre une approche de tolérance zéro vis-à-vis du harcèlement sexuel.

Rencontre entre le chef de l'ONU et la chef du gouvernement britannique

Pendant son séjour à Londres, le chef de l'ONU a également rencontré la Première ministre du Royaume-Uni, Theresa May, et a souligné la contribution de son pays à l'agenda mondial en tant que membre « fondateur de l'ONU, membre permanent du Conseil de sécurité et pilier du multilatéralisme », selon un compte-rendu de la rencontre diffusé par l’ONU.

Le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, rencontre la Première ministre du Royaume-Uni, Theresa May.
Photo Gouvernement du Royaume-Uni
Le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, rencontre la Première ministre du Royaume-Uni, Theresa May.

 

« Je pense que nous sommes confrontés à une menace sérieuse de non-prolifération, d'armes nucléaires [ou chimiques], qui est l'une de nos principales préoccupations », a déclaré M. Guterres selon ce compte-rendu. « Et nous travaillons dur, je pense. La partie nucléaire semble prometteuse, mais dans le domaine chimique, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir, mais nous espérons que cela mènera à un mécanisme efficace de responsabilisation et nous voulons nous assurer qu'il n'y a pas d'impunité ».