L’OMS appelle à accélérer les progrès dans la lutte contre le paludisme

25 avril 2018

A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé les pays et la communauté mondiale de la santé à combler les lacunes cruciales dans la lutte contre cette maladie.

En 2016, 2,7 milliards de dollars ont été investis pour le contrôle du paludisme. Mais la même année, 216 millions nouveaux cas de paludisme ont été dénombrés et l’OMS estime à 445.000 le nombre de décès dus à la maladie.

Cette année, ‘Prêts à vaincre le paludisme’ est le thème de la Journée mondiale qui, selon le chef de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, est importante pour au moins trois raisons.

« Premièrement, c’est l’occasion de célébrer nos succès. Depuis 2000, des millions de décès dus au paludisme ont été évités, notamment chez les enfants. De plus en plus de pays ont éliminé cette maladie », s’est félicité le Dr Tedros qui a pris les rênes de l’OMS en juillet 2017.

« Deuxièmement, la Journée mondiale de lutte contre le paludisme nous rappelle les défis qui subsistent », a -t-il ajouté.

Les dernières données de l’OMS montrent que la lutte mondiale contre ce fléau est à la croisée des chemins. Après une période de succès sans précédent, les progrès marquent le pas. « La baisse du nombre des cas et des décès est au point mort et les financements essentiels pour les programmes de lutte antipaludique plafonnent », a alerté le Dr Tedros.

Selon l’OMS, le rythme actuel est insuffisant pour atteindre les étapes énoncées pour 2020 dans sa Stratégie mondiale de lutte contre le paludisme 2016–2030, plus précisément les cibles demandant une baisse de 40% de l’incidence des cas et des taux de mortalité dus au paludisme. « Si nous continuons dans cette voie, nous allons perdre les gains pour lesquels nous nous sommes tant battus », a dit le Dr Tedros.

« Troisièmement, la Journée mondiale de lutte contre le paludisme permet de réunir tous les partenaires autour d’un but commun : accélérer le rythme des progrès », a ajouté le chef de l’agence de santé onusienne basée à Genève. Il a ainsi appelé tous les acteurs de la santé mondiale à « remettre la lutte contre le paludisme sur les rails ».

« Ensemble, nous devons veiller à ce que personne ne soit laissé de côté lorsqu’il s’agit d’accéder aux services indispensables pour prévenir, diagnostiquer et traiter le paludisme », a-t-il conclu.

 

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