VIH, tuberculose et paludisme : 32 millions de vies sauvées par le Fonds mondial 

19 septembre 2019

Les programmes soutenus par le Fonds mondial de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme ont sauvé 32 millions de vies, selon un rapport publié par le Fonds jeudi.

« La lecture du rapport sur les résultats de cette année fait clairement apparaître les raisons pour lesquelles nous devons accélérer le mouvement contre le VIH, la tuberculose et le paludisme », explique le Directeur exécutif du Fonds mondial, Peter Sands. « Nous avons réalisé des progrès extraordinaires, mais nous sommes encore confrontés à des défis colossaux que nous devons surmonter pour atteindre la cible de l’Objectif de développement durable n° 3 d’en finir avec les épidémies».

Le Rapport 2019 sur les résultats du Fonds fait état de progrès considérables réalisés contre certaines des plus grandes difficultés rencontrées dans la lutte contre les trois maladies.

En effet, le Fonds a permis de mettre 18,9 millions de personnes sous traitement antirétroviral contre le VIH et de traiter 719.000 mères séropositives pour rester en vie et pour prévenir la transmission du virus à leurs nourrissons. 

Il a également permis de tester et traiter 5,3 millions de personnes pour une tuberculose et distribuer 131 millions de moustiquaires afin de protéger les familles du paludisme.

Photo PNUD Soudan du Sud / Brian Sokol
Un enfant reçoit un traitement pour la tuberculose au Soudan du Sud.

Les initiatives se multiplient

Le Rapport 2019 sur les résultats met en exergue les progrès importants qui ont été réalisés sur plusieurs fronts en 2018.

Afin de permettre l’accès vital au traitement antirétroviral à un plus grand nombre de personnes, la stratégie du Fonds mondial en matière d’orientation des marchés a entraîné d’immenses économies sur les antirétroviraux, notamment les accords-cadres pluriannuels avec des fournisseurs de médicaments anti-VIH, grâce auxquels il sera possible d’économiser 324 millions de dollars d’ici la fin de 2021, tandis que plus de quatre millions de personnes auront la garantie de recevoir des médicaments essentiels.

De façon à lutter contre les inégalités de genre qui font que les adolescentes et les jeunes femmes en Afrique subsaharienne courent deux fois plus de risques d’être séropositives que leurs homologues masculins, le Fonds mondial a quintuplé ses investissements.

Pour remédier au problème des personnes « manquantes » atteintes de tuberculose – celles qui ne sont ni diagnostiquées, ni déclarées, ni prises en charge et qui peuvent continuer de transmettre la maladie – l’initiative à effet catalyseur du Fonds mondial a permis de trouver 920.000 patients tuberculeux supplémentaires par rapport à 2015.

Afin de combattre la résistance grandissante aux insecticides, le Fonds mondial a réalisé des essais pilotes avec de nouvelles moustiquaires. De plus, en réponse à la menace grandissante de la résistance aux médicaments dans la région du Grand Mékong, il a lancé la deuxième phase de l’initiative régionale de lutte contre la résistance à l’artémisinine (RAI), sa plus importante subvention régionale, afin d’y accélérer l’éradication du paludisme.

Aussi, en vue de rendre les programmes de santé pérennes et d’améliorer l’accès à des soins de santé de qualité, la politique de cofinancement du Fonds mondial a permis de catalyser 8,9 milliards de dollars supplémentaires d’investissements nationaux dans la santé au cours de la période 2017/2019, dont un milliard de dollars a été investi pour aider à construire des systèmes résistants et pérennes pour la santé.

Photo Fonds mondial/Ryan Quinn Mattingly
À Ho Chi Minh-Ville, au Vietnam, un homme est traité pour la tuberculose multirésistante dans un hôpital.

Des nouvelles menaces

Même si le partenariat du Fonds mondial continue d’avoir un impact considérable, il ressort également de ce rapport que les nouvelles menaces, y compris la résistance aux médicaments et aux insecticides, de même que la stagnation des financements, ont écarté le monde de la trajectoire qui nous permettrait d’atteindre la cible de l’Objectif de développement durable d’en finir avec les épidémies d’ici 2030.

« En dépit de nos formidables avancées, les difficultés auxquelles nous devons encore faire face nécessitent une collaboration et une coordination encore plus importantes si nous voulons atteindre à la cible de l’ODD n° 3 d’en finir avec les épidémies d’ici 2030 », indique Peter Sands. « Rien de cela ne sera le fait du seul Fonds mondial, c’est en collaborant que nous y parviendrons », a conclu le Directeur exécutif du Fonds mondial.

 

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