La radio permet d’atteindre et de rassembler le plus grand nombre autour des valeurs défendues par l’ONU

13 février 2018

A l’occasion de la Journée mondiale de la radio 2018, les Nations Unies ont rappelé que la radio demeure « le vecteur qui ouvre pour chacun le champ des possibles » et appelé à rendre ce média toujours plus indépendant et pluraliste.

A l’occasion de la Journée mondiale de la radio 2018, les Nations Unies ont rappelé que la radio demeure « le vecteur qui ouvre pour chacun le champ des possibles » et appelé à rendre ce média toujours plus indépendant et pluraliste.

A l’ère du tout numérique, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a souligné que la radio reste le média le plus capable d’atteindre le plus large public à l’échelle mondiale.

« A l’heure où les moyens de communication progressent à une vitesse phénoménale, la radio a toujours d’immenses potentialités. Elle nous divertit, nous éduque, nous informe et nous inspire », a déclaré M. Guterres dans un message vidéo. « (La radio) rassemble les communautés, les renforce, et permet aux personnes marginalisées de faire entendre leur voix », a-t-il ajouté.

Moyen de communication à faible coût, la radio est particulièrement adaptée pour toucher les communautés isolées et les personnes vulnérables telles que les analphabètes, les handicapés, les femmes, les jeunes, les pauvres. Elle donne à tous, quel que soit le niveau d’instruction, la possibilité de participer au débat public.

Créée en 2013, la Journée mondiale de la radio a pour objectifs de sensibiliser le grand public et les médias à la valeur de la radio ; encourager les décideurs à développer l’accès à l’information par le biais de la radio ; et renforcer la mise en réseau et la coopération internationale entre radiodiffuseurs.

La date de la Journée (13 février) est le jour de la création de la Radio des Nations Unies qui a vu le jour en 1946. 72 ans après sa création, la Radio de l’ONU a évolué pour faire partie d’un ensemble multimédia intégré, regroupé sous un nouveau site d’information intitulé ‘ONU Info’.

Journée mondiale de la radio 2018 : António Guterres, Secrétaire général de l"ONU

Radio et sports

Cette année, le thème de la Journée mondiale de la radio est consacré à la retransmission d’événements sportifs.

Pour le chef de l’ONU, les Jeux olympiques d’hiver qui se déroulent à PyeongChang, en Corée du Sud, sont l’occasion de rappeler combien les nombreuses manières de retransmettre des événements sportifs permettent de rassembler les gens.

A l’heure de la convergence des médias, les services radiophoniques évoluent et adoptent de nouvelles formes avec les technologies numériques (haut débit, portables, tablettes). Pourtant, près d’un milliard de personnes n’auraient toujours pas accès à la radio, selon l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

La Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, a rappelé que la radio constitue un « levier formidable pour transmettre l’enthousiasme des rencontres sportives ». « C’est aussi le moyen de véhiculer des valeurs de fair-play, de travail d'équipe, d’égalité dans le sport », a-t-elle ajouté.

Journée mondiale de la radio 2018 : Elle compte aussi !

La radio pour combattre les stéréotypes et promouvoir l’égalité des genres

Alors que les discriminations ne semblent pas fléchir, la chef de l’UNESCO a souligné que la radio peut aider à combattre les stéréotypes racistes ou xénophobes « qui s’expriment, hélas, sur les terrains et en dehors ». « Elle permet de couvrir un large éventail de sports traditionnels, bien au-delà des équipes d’élite. Elle est une chance de faire vivre la diversité, comme une force de dialogue et de tolérance », a déclaré la Directrice générale.

La lutte pour l’égalité des genres est au centre de cet effort en faveur de la diversité, a souligné Mme Azoulay. Selon le Rapport mondial de suivi des médias, soutenu par l’UNESCO, seulement 4% du contenu sportif dans les médias est consacré au sport féminin et seulement 12% des informations sportives sont présentées par des femmes.

« L’UNESCO agit pour améliorer la couverture des sports féminins, lutter contre la discrimination sexuelle sur les ondes, défendre l'égalité des chances dans les médias sportifs », a déclaré Mme Azoulay, toute en reconnaissant que la tâche est immense.

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