Guinée-Bissau : l'ONU et l'UA condamnent les mesures prises à l'encontre du PAIGC

3 février 2018

Les chefs de l'Organisation des Nations Unies (ONU) et de l'Union africaine (UA) ont fait part samedi de leur inquiétude face à la crise politique prolongée en Guinée-Bissau « malgré les multiples opportunités offertes aux principaux acteurs politiques pour parvenir à un accord consensuel ».

Les chefs de l'Organisation des Nations Unies (ONU) et de l'Union africaine (UA) ont fait part samedi de leur inquiétude face à la crise politique prolongée en Guinée-Bissau « malgré les multiples opportunités offertes aux principaux acteurs politiques pour parvenir à un accord consensuel ».

Dans un communiqué conjoint, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, et le Président de la Commission de l'UA, Moussa Faki Mahamat, ont dénoncé les actions entreprises « par ceux qui cherchent à faire obstacle et à empêcher le règlement de la crise » dans ce pays d'Afrique de l'Ouest.

Les chefs de l'ONU et de l'UA ont condamné les mesures prises récemment par les autorités nationales pour empêcher le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap Vert (PAIGC) de convoquer et de tenir son congrès, notamment la directive donnée aux services de sécurité nationale d'évacuer et de fermer le siège du parti.

M.M. Guterres et Mahamat ont demandé à toutes les autorités compétentes d'adhérer strictement au droit international relatif aux droits de l'homme et au droit humanitaire et d'éliminer immédiatement toutes les restrictions au droit de réunion pacifique, à la participation politique et à la liberté d'expression.

Appui aux décisions et efforts de la CEDEAO

Dans leur communiqué, le Secrétaire général des Nations Unies et le Président de la Commission de l'UA ont pleinement approuvé les récentes décisions prises par la Conférence des Chefs d'État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) sur la Guinée-Bissau en marge du sommet de l'UA à Addis Abéba, Ethiopie, le 27 janvier.

Ces décisions de l'organisation régionale ouest-africaine ont également été approuvées par la 30ème Session ordinaire de la Conférence des Chefs d'Etat et de gouvernement de l'UA le 29 janvier 2018,

M.M. Guterres et Mahamat ont également salué le communiqué publié par la mission ministérielle de la CEDEAO qui s'est rendue en Guinée-Bissau les 31 janvier et 1er février. Les deux hommes soutiennent les mesures prises par la CEDEAO contre les « obstructionnistes politiques » dans le pays.

Les chefs des Nations Unies et de l'UA ont réitéré leur soutien à la centralité de l'Accord de Conakry qui prévoit, entre autres, la nomination d'un Premier Ministre consensuel. Ils ont appelé les principaux acteurs politiques à appliquer fidèlement et de toute urgence cet Accord, ainsi que la Feuille de route de la CEDEAO à laquelle ils ont tous adhéré.

Le Secrétaire général de l'ONU et le Président de la Commission de l'UA ont réaffirmé leur engagement à continuer à suivre de près tous les développements politiques et à soutenir les efforts de la CEDEAO pour résoudre rapidement la crise prolongée en Guinée-Bissau. Les deux responsables sont prêts à « prendre des mesures supplémentaires si la situation le justifie », souligne le communiqué.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.

Suivre l'actualité : précédents articles sur le sujet

Afrique de l'Ouest : le Conseil de sécurité salue l'évolution positive de la situation dans plusieurs pays

Le Conseil de sécurité s'est félicité mardi de l'évolution positive de la situation dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, tout en exprimant sa grave préoccupation devant les « problèmes de sécurité » en Afrique de l'Ouest et au Sahel, en particulier les menaces posées par les attentats terroristes asymétriques, la piraterie maritime et la criminalité transnationale organisée.