Afrique de l'Ouest : le Conseil de sécurité salue l'évolution positive de la situation dans plusieurs pays

30 janvier 2018

Le Conseil de sécurité s'est félicité mardi de l'évolution positive de la situation dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, tout en exprimant sa grave préoccupation devant les « problèmes de sécurité » en Afrique de l'Ouest et au Sahel, en particulier les menaces posées par les attentats terroristes asymétriques, la piraterie maritime et la criminalité transnationale organisée.

Dans une déclaration de la Présidence du Conseil, les membres du Conseil se félicitent ainsi de la tenue pacifique au Libéria d'élections législatives, le 10 octobre, et du second tour de l'élection présidentielle, le 26 décembre 2017, avant d'insister sur l'importance de maintenir l'attention internationale sur ce pays après le retrait de la Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL) en mars 2018.

Le Conseil se dit en revanche préoccupé par la situation en Guinée-Bissau et engage tous les responsables politiques à respecter les dispositions des Accords de Conakry et à mener leur mise en œuvre à bien dans les plus brefs délais. Le Conseil prend note également avec préoccupation de la situation au Togo et se félicite de la poursuite des efforts régionaux visant à aider les acteurs nationaux à définir la voie à suivre par le dialogue.

Plus globalement, les parties prenantes nationales doivent faciliter la préparation des élections en temps opportun et la tenue d'élections pacifiques, transparentes et crédibles, insiste le Conseil, en soulignant l'importance de favoriser une participation accrue des femmes et d'augmenter le nombre de femmes nommées à des postes à responsabilité.

Le Conseil se dit ensuite préoccupé par les menaces terroristes, notamment par la « manière dont les terroristes utilisent leurs discours pour diviser les communautés », et juge « particulièrement inquiétants » les attentats visant les civils dans la région.

Face à ces défis, le Conseil se félicite des initiatives des pays d'Afrique de l'Ouest et du Sahel pour combattre l'insécurité dans la région et des efforts de l'Union africaine et de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), en particulier par la Force multinationale mixte et la Force conjointe du Groupe de cinq pays du Sahel. Les États de la région doivent veiller à ce que les mesures prises respectent le droit international, insiste le Conseil.

Le Conseil de sécurité salue en outre les efforts des partenaires concernés afin d'aider les États du G5 Sahel, au moyen de contributions volontaires et par l'offre d'une assistance technique et de conseils.

Il souligne la contribution importante du Bureau des Nations Unies pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel (UNOWAS) en vue d'apporter une assistance technique au Secrétariat permanent du G5 Sahel.

Enfin, le Conseil souligne la nécessité que l'action sécuritaire menée dans le contexte de la crise au Sahel s'inscrive dans le cadre d'une « démarche globale et coordonnée » visant à remédier aux causes profondes des crises. À cette fin, le Conseil demande une amélioration de la mise en œuvre de la Stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel et exhorte l'UNOWAS à renforcer ses activités en matière de prévention des conflits, notamment en menant « des analyses détaillées des outils d'alerte rapide et en perfectionnant les dispositifs d'alerte rapide ».

Suivre l'actualité : précédents articles sur le sujet

Afrique de l'Ouest : la situation sécuritaire reste très préoccupante malgré des progrès, selon l'ONU

En dépit de progrès réalisés en Afrique de l'Ouest et au Sahel, notamment en matière de transitions démocratique et politique pacifiques, la situation sécuritaire dans la région demeure une source de grave préoccupation, a déclaré devant le Conseil de sécurité le Représentant spécial du Secrétaire général pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel, Mohamed Ibn Chambas.