L'ex-Président libérien Charles Taylor condamné à 50 ans de prison par la justice internationale

L'ex-Président libérien Charles Taylor.
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L'ex-Président libérien Charles Taylor.

L'ex-Président libérien Charles Taylor condamné à 50 ans de prison par la justice internationale

Le Tribunal spécial pour la Sierra Leone a condamné mercredi Charles Taylor à 50 ans de prison pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

Le Tribunal spécial pour la Sierra Leone a condamné mercredi Charles Taylor à 50 ans de prison pour les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité dont il a été jugé coupable en Sierra Leone entre 1996 et 2002.

La chambre de première instance du Tribunal avait reconnu, le 26 avril dernier, M. Taylor coupable d'avoir aidé et encouragé, ainsi que d'avoir planifié, des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité.

« La chambre de première instance a jugé que M. Taylor avait abusé de sa fonction de Président du Libéria pour se rendre complice de crimes en Sierra Leone, ainsi que de sa position de membre du Comité des cinq au sein de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Ce comité faisant partie intégrante du processus mis en place par la communauté internationale en vue de ramener la paix en Sierra Leone, cela constitue une circonstance particulièrement aggravante », a déclaré M. Lussick en lisant le jugement rendu par le Tribunal.

Les juges ont également cité comme circonstance aggravante le caractère extraterritorial des crimes commis par M. Taylor, qui s'est enrichi grâce au conflit en Sierra Leone. La bonne conduite de M. Taylor en détention a été la seule circonstance atténuante retenue par le Tribunal, parmi toutes celles invoquées par ses avocats.

Si la jurisprudence du Tribunal spécial, comme celle d'autres tribunaux, considère que la complicité relève en général d'une responsabilité moins grave que des formes de participation plus directes, le Président du Tribunal a toutefois estimé que le rôle central de M. Taylor dans le conflit « le place dans une catégorie à part entière».

La défense a 14 jours pour faire appel de ce jugement.