Territoires palestiniens occupés : l'ONU s'inquiète de la situation humanitaire

La Sous Secrétaire générale des Nations Unies aux affaires humanitaires, Catherine Bragg. Photo ONU/Paulo Filgueiras
La Sous Secrétaire générale des Nations Unies aux affaires humanitaires, Catherine Bragg. Photo ONU/Paulo Filgueiras

Territoires palestiniens occupés : l'ONU s'inquiète de la situation humanitaire

A la fin d'une visite de trois jours dans les Territoires palestiniens occupés, la Sous Secrétaire générale des Nations Unies aux affaires humanitaires, Catherine Bragg, a fait part jeudi de sa préoccupation concernant l'impact néfaste de l'occupation sur la situation humanitaire du peuple palestinien, notamment sur leur liberté de mouvement et leur accès aux services sociaux de base.

« Je suis très préoccupé par l'impact humanitaire des démolitions de maisons et des déplacements de familles palestiniennes. De telles mesures causent des souffrances humaines considérables, vont à l'encontre du droit international et elles doivent cesser », a déclaré Mme Bragg dans un communiqué de presse, après avoir visité le village de Susiya, au sud de la Cisjordanie, et des banlieues de Jérusalem-Est.

« De nombreux enfants palestiniens ne peuvent pas exercer leur droit à l'éducation puisque leurs écoles sont menacées de démolition. Les enfants ne devraient pas avoir à s'inquiéter de savoir si leur école sera toujours intacte le lendemain », a souligné Mme Bragg suite à sa visite d'une école primaire menacée d'un ordre de démolition dans le village de Susiya.

A Hébron, la Sous Secrétaire générale s'est rendue dans la zone d'accès restreint « H2 » de la ville où elle a rencontré des familles qui font régulièrement l'objet de violence de la part de colons israéliens. Mme Bragg a rappelé que les autorités doivent impérativement prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les civils contre cette violence et mettre fin à la culture d'impunité dont bénéficient les colons.

Mme Bragg avait demandé de rencontrer des Représentants des autorités israéliennes, mais ceux-ci n'ont pas donné suite à la demande.

« La souffrance et la privation de la dignité qui se poursuit est inacceptable. Les communautés palestiniennes pourraient subvenir à leurs propres besoins si elles bénéficiaient de la liberté de la faire. Des mesures doivent être prises de toute urgence pour changer les politiques et les pratiques sur le terrain et pour protéger la population civile », a fait savoir la Sous Secrétaire générale.