Syrie : Kofi Annan souhaite le déploiement rapide d'observateurs

L’Envoyé spécial conjoint des Nations Unies et de la Ligue des Etats arabes pour la Syrie, Kofi Annan. Photo ONU/Jean-Marc Ferré
L’Envoyé spécial conjoint des Nations Unies et de la Ligue des Etats arabes pour la Syrie, Kofi Annan. Photo ONU/Jean-Marc Ferré

Syrie : Kofi Annan souhaite le déploiement rapide d'observateurs

L'Envoyé spécial conjoint de l'ONU et de la Ligue arabe, Kofi Annan, a demandé au Conseil de sécurité d'approuver le déploiement d'une mission d'observateurs en Syrie dès que possible.

L'Envoyé spécial conjoint des Nations Unies et de la Ligue des Etats arabes pour la Syrie, Kofi Annan, a demandé au Conseil de sécurité d'approuver le déploiement d'une mission d'observateurs en Syrie dès que possible pour surveiller la mise en œuvre du cessez-le-feu, a confirmé vendredi son porte-parole, Ahmad Fawzi.

Jeudi, Kofi Annan a fait un exposé de la situation en Syrie devant le Conseil de sécurité par vidéoconférence lors de consultations à huis-clos.

M. Annan a suggéré le déploiement très rapide des premiers éléments de cette mission d'observateurs. Il s'agirait d'environ 10 à 12 personnes, alors qu'il est prévu que la future mission onusienne compte environ 250 personnes, a précisé M. Fawzi lors d'un point de presse vendredi à Genève.

Le Conseil de sécurité de l'ONU à New York devait examiner vendredi un projet de résolution autorisant le déploiement des premiers éléments de la future mission, a ajouté le porte-parole de M. Annan.

Selon le porte-parole, le cessez-le-feu qui est entré en vigueur jeudi 12 avril, n'est que le début d'un long chemin vers la réconciliation et vers la construction d'un avenir auquel les Syriens aspirent. D'après M. Fawzi, M. Annan est conscient qu'il y a un long chemin à parcourir et souhaite que tout le monde coopère, notamment la communauté internationale.

De son côté, la Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires humanitaires, Valerie Amos, a rappelé vendredi qu' « au moins un million de personnes continuaient d'avoir besoin immédiatement d'une aide humanitaire en Syrie. »

« Même si la situation politique et militaire évolue, la priorité immédiate pour les organisations humanitaires est d'obtenir un accès sans entrave, notamment auprès des gens qui vivent dans les zones où il y a eu d'intenses combats », a dit Mme Amos dans un communiqué de presse. « Il est très important que les négociations pour permettre aux organisations humanitaires en Syrie de distribuer de l'aide restent séparées des autres efforts pour résoudre la crise. »