Un monde exempt d'armes nucléaires est possible, selon Ban Ki-moon

Un monde exempt d'armes nucléaires est possible, selon Ban Ki-moon

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Alors que la planète comptera 7 milliards d'habitants la semaine prochaine, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a estimé lundi qu'il était possible d'arriver un jour à un monde exempt d'armes nucléaires.

Alors que la planète comptera 7 milliards d'habitants la semaine prochaine, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a estimé lundi qu'il était possible d'arriver un jour à un monde exempt d'armes nucléaires.

« Nous savons que le monde de demain sera façonné par les décisions que nous prenons aujourd'hui. Un monde exempt d'armes nucléaires est une possibilité concrète », a dit Ban Ki-moon dans un discours lors d'une conférence sur le désarmement nucléaire à New York organisé par l'EastWest Institute.

Le Secrétaire général a fait du désarmement nucléaire et de la non-prolifération une de ses priorités. Il a présenté en 2008 un plan en cinq points destiné à réaliser ce monde sans armes nucléaires.

Selon lui, il est temps aujourd'hui de donner un nouvel élan à la politique de désarmement alors que des progrès ont été constatés au cours des trois dernières années.

Il s'est félicité notamment de la signature du nouveau traité START de désarmement nucléaire par la Russie et les Etats-Unis. « Nous avons commencé à préparer le terrain pour une conférence sur l'établissement d'une zone exempte d'armes nucléaires et d'autres armes de destruction massive au Moyen-Orient », a-t-il ajouté.

Aujourd'hui, il estime qu'il est nécessaire de réduire davantage les arsenaux nucléaires. « Cela devrait inclure des limites à la fois concernant les armes nucléaires non stratégiques et les armes non-déployées. Et par réduction des armes, je veux dire destruction des armes », a-t-il dit.

Il a également jugé nécessaire une plus grande transparence. « On connaît trop peu de choses concernant les stocks existant d'armes, de matériaux fissiles et de systèmes de lancement », a-t-il noté.

Le Secrétaire général a aussi jugé nécessaire de renforcer l'état de droit en matière de désarmement, en particulier en élaborant les obligations légales nécessaires pour achever le désarmement nucléaire, notamment le contenu d'une future convention sur les armes nucléaires.

Parmi les autres mesures à prendre, il a appelé à l'entrée en vigueur le plus tôt possible du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires et à des progrès sur les questions d'état de droit dans le cadre de la Conférence du désarmement.

« Depuis trop longtemps, cet organe vital a été paralysé par des priorités divergentes », a-t-il noté. « Il perd de plus en plus d'importance. Et cela ne bénéficie à personne ».