Syrie : les violations des droits de l'homme continuent, selon l'ONU

Syrie : les violations des droits de l'homme continuent, selon l'ONU

La Haut commissaire adjointe aux droits de l'homme, Kyung-wha Kang.
La Haut commissaire adjointe des Nations Unies aux droits de l'homme, Kyng-wha Kang, a estimé lundi que les récentes manifestations en Syrie sont révélatrices de la terrible situation des droits de l'homme dans le pays et démontrent l'urgence d'une réponse de la part de la communauté internationale.

Lors d'un débat interactif au Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, Mme Kyng-wha Kang a rappelé que la Mission d'établissement des faits du Haut commissariat aux droits de l'homme (HCDH) a conclu que les forces de sécurité syriennes avaient commis des violations systématiques des droits de l'homme.

Selon cette mission, les forces de sécurité syriennes seraient responsables de meurtres, de disparitions forcées, de torture, de privation de liberté et de persécution. La nature et l'ampleur des actes pourraient être considérées comme des crimes contre l'humanité.

La Mission du HCDH a déploré ne pas avoir pu accéder au pays, les autorités syriennes ayant continuellement refusé d'autoriser ses membres d'entrer sur son territoire. Cependant, elle a été en mesure de rassembler des informations crédibles de la part de victimes et de témoins, y compris des soldats qui ont quitté l'armée syrienne et des réfugiés dans les pays voisins.

L'enquête conclut que bien que les manifestations aient été largement pacifiques, les forces de sécurité et militaires ont opté pour une politique du « tirer pour tuer ». A ce jour, le Haut commissariat aux droits de l'homme estime que plus de 2.600 personnes ont été tuées par les forces de sécurité depuis le début du mouvement de protestation en mars dernier.

Pendant ce dialogue interactif, le représentant de la Syrie s'est dit choqué de l'évaluation faite par la Mission considérant les informations collectées comme fausses et erronées.