Les tensions persistent dans l'Ouest de la Côte d'Ivoire, selon l'ONU

Les tensions persistent dans l'Ouest de la Côte d'Ivoire, selon l'ONU

media:entermedia_image:f822ec90-128a-47a5-9515-4228a7a82461
Les tensions restent vives dans certaines régions de Côte d'Ivoire et si la sécurité s'améliore à Abidjan, où les activités commerciales et banquières reprennent, les tensions subsistent notamment à l'Ouest du pays, a souligné mardi le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA).

Les agences humanitaires ont identifié environ 200.000 personnes déplacées dans tout le pays, dont seulement 28 % sont logées dans des sites établis pour les personnes déplacées, précise OCHA. Mais les mouvements fréquents de personnes depuis ou vers leurs régions d'origine ont rendu l'évaluation du nombre exact de personnes déplacées difficile pour les agences. Beaucoup de personnes déplacées font le voyage vers leurs foyers d'origine pour établir les conditions d'un possible retour.

Les travailleurs humanitaires craignent que les réserves alimentaires actuelles soient insuffisantes et que la qualité de l'eau et les conditions d'assainissement restent inadéquates. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a indiqué que quelque 77.000 personnes avaient reçu une aide alimentaire depuis le début du mois de mai, tandis que le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR) a commencé à distribuer des ustensiles de cuisine, des jerrycans, des nattes, des couvertures, des kits d'hygiène féminine, du savon et de l'eau de Javel aux personnes déplacées dans huit sites autour d'Abidjan.

Au Libéria voisin, le HCR a indiqué que les réfugiés ivoiriens continuaient d'affluer, à un rythme de 250 par jour. A la date du 6 mai, 173.169 réfugiés avaient été enregistrés, a encore indiqué OCHA.

L'appel de fonds pour l'aide humanitaire en Côte d'Ivoire et les pays voisins touchés par la crise a reçu un peu plus de 36 millions de dollars, sur les 160 millions de dollars requis.

La crise politique ivoirienne a pris fin mi-avril, lorsque l'ancien président Laurent Gbagbo a été arrêté, mettant fin à des mois de violences. Le conflit avait éclaté après son refus de démissionner suite aux élections présidentielles perdues, en novembre dernier, face à Alassane Ouattara.