L'UNESCO déplore le meurtre d'un comédien israélien

La Directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova.
La Directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova.

L'UNESCO déplore le meurtre d'un comédien israélien

La Directrice générale de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova, a déploré mercredi la mort du comédien Juliano Mer-Khamis, abattu le 4 avril à Jénine, en Cisjordanie.

Juliano Mer-Khamis était également directeur du Théâtre de la Liberté (« The Freedom Theater »), qui bénéficiait du soutien du bureau de l'UNESCO à Ramallah (territoire Palestinien occupé).

« C'est avec une profonde tristesse que j'ai appris le meurtre du comédien israélien Juliano Mer-Khamis », a déclaré Irina Bokova. « Figure marquante du monde culturel au Moyen-Orient, il était également un artiste engagé et un ardent défenseur d'une cohabitation pacifique entre Israéliens et Palestiniens. Sa disparition laisse un vide immense. L'UNESCO, qui était partenaire du Théâtre de la Liberté qu'il dirigeait, ne peut que déplorer l'assassinat de cet homme de paix dont elle soutenait les efforts infatigables pour promouvoir le théâtre auprès de la jeunesse palestinienne »

Agé de 52 ans, Juliano Mer-Khamis a été abattu dans sa voiture le 4 avril par des hommes masqués dans le camp de réfugiés de Jénine, en Cisjordanie.

Né d'une mère juive israélienne et d'un père palestinien, il avait tourné dans de nombreux films, notamment Kippour, du réalisateur Amos Gitaï. Le Théâtre de la Liberté, fondé à l'origine par sa mère, Arna Mer, est une institution culturelle palestinienne sans équivalent qui a valeur d'exemple pour toute une génération d'artistes.

L'UNESCO, qui soutient les arts de la scène pour renforcer les liens entre les cultures et favoriser le dialogue, s'est dite déterminée à continuer de soutenir le Théâtre de la Liberté pour sa créativité, son ouverture et sa tolérance et pour honorer la mémoire de Juliano Mer-Khamis.