Nucléaire : le Conseil de sécurité durcit les sanctions contre l'Iran

3 mars 2008

Dans sa résolution 1803 (2008), le Conseil de sécurité a aujourd'hui durci les sanctions contre l'Iran, devant le refus de ce pays de suspendre « intégralement et durablement » son programme d'enrichissement de l'uranium et de coopérer avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

L'Indonésie est le seul pays à avoir voté contre.

« Rédigée par la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne, la résolution 1803 (2008), adoptée par 14 voix et une abstention (Indonésie), élargit notamment la liste des individus et entités iraniens soumis à des restrictions de voyage et au gel de leurs avoirs, et impose une interdiction de voyage à ceux qui sont les plus impliqués dans les activités nucléaires de l'Iran », indique un communiqué publié cet après-midi.

Le Conseil de sécurité engage tous les États à « faire preuve de vigilance » lorsqu'ils consentent des crédits, des garanties ou une assurance à l'exportation à leurs ressortissants ou entités participant à des échanges commerciaux avec l'Iran. La même vigilance est exigée s'agissant des activités menées par les institutions financières sur leurs territoires avec les deux banques iraniennes, Melli et Saderat, ainsi que leurs succursales et agences.

Tous les États sont également appelés à prendre les mesures nécessaires pour empêcher l'entrée ou le passage en transit sur leur territoire » de personnes concourant au programme nucléaire ou de missiles balistiques, et dont les noms figurent en annexe de la résolution.

Ces nouvelles mesures ciblées sont réversibles et cesseront de s'appliquer si l'Iran se conforme à ses obligations afin d'« ouvrir la voie à des négociations de bonne foi ».

Justifiant l'abstention de son pays, l'ambassadeur indonésien Marty Natalegawa a expliqué devant la presse qu'il ne jugeait pas « adéquat », en ce moment, le durcissement des sanctions contre l'Iran, qui a progressé sur la voie de la transparence, a-t-il indiqué, en faisant référence au dernier rapport de l'AIEA.

Le programme nucléaire de l'Iran a été, est et restera demain absolument pacifique et ne pose en aucune façon une menace à la paix et à la sécurité internationales, a affirmé de son côté Mohammad Khazaee, le représentant de ce pays auprès de l'ONU. Il a dénoncé le fait que le Conseil de sécurité soit poussé par quelques États Membres à une « action illégale ».

 

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