Somalie : Ahmedou Ould-Abdallah met en garde contre la &#39passivité&#39 du Conseil de sécurité

17 décembre 2007

Le Représentant spécial du Secrétaire général en Somalie a présenté aujourd&#39hui trois options au Conseil de sécurité : le statu quo, le retrait de la communauté internationale ou le lancement immédiat d&#39une action simultanée sur les fronts politique et sécuritaire, seule option de nature à préserver la réputation des Nations Unies.

« Le conflit en Somalie n'est pas un problème propre à l'Union africaine, à la Ligue des États arabes ou à l'Organisation de la Conférence islamique. Ce n'est pas une guerre de libération, un conflit ethnique ou religieux. Ce n'est pas non plus une guerre entre clans mais le fait d'un petit groupe de gens d'horizons divers motivés par l'appât du gain et du pouvoir », a expliqué Ahmedou Ould-Abdallah, lors d'un exposé au Conseil de sécurité en séance publique.

L'action simultanée proposée par le Représentant spécial pour mettre fin à un conflit de 17 ans qui a forcé trois millions de Somaliens à quitter le pays et le déplacement d'un million d'autres à l'intérieur des frontières de la Somalie, consiste, sur le front politique, à engager des discussions auxquelles participeraient le gouvernement fédéral de transition, l'opposition et tous les autres Somaliens, y compris ceux de la diaspora.

Sur le front de la sécurité, le Représentant spécial a appelé à un appui technique, logistique et financier à la Mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM) qui se résume, à l'heure actuelle, à la présence de bataillons ougandais.

Pour remplacer l'AMISOM, il a estimé qu'un groupe des partenaires de la Somalie devrait déployer une présence de paix - entérinée par une grande conférence internationale - qui signerait le retour de la Somalie sur la scène. Dans ce cadre, Ould-Abdallah a souhaité qu'un rôle de premier plan soit réservé à l'Arabie saoudite et à « un ou deux » membres de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN).

Si les tendances à la violence et à la négligence internationales persistent, les conséquences seraient catastrophiques pour la paix dans la région mais aussi et surtout pour l'image et la réputation des Nations Unies, a-t-il prévenu.

De nombreux Somaliens, a dit en écho le représentant de la Somalie, qui se trouvent tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays, s'interrogent sur la passivité du Conseil de sécurité alors qu'il a fait preuve de célérité face à d'autres conflits.

 

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