Affaire Hariri : le Conseil de sécurité approuve le projet de statut d&#39un tribunal international

21 novembre 2006

En l&#39absence d&#39opposition d&#39un de ses membres, le Conseil de sécurité a donné aujourd&#39hui son feu vert au projet de tribunal international destiné à juger les auteurs de l&#39assassinat de Rafic Hariri ainsi que de 22 autres personnes, le14 février 2005 à Beyrouth, tel que convenu entre le Secrétariat de l&#39ONU et le gouvernement libanais.

Trois heures avant la fin de la procédure de silence décidée hier, l'ambassadeur de la France, Jean-Marc de la Sablière, s'est félicité du feu vert donné par les membres du Conseil de sécurité (dépêche du 20.11.06).

« Même si c'est une triste journée pour le Liban, le Conseil de sécurité s'est montré à la hauteur de ses responsabilités et a répondu aux attentes », a déclaré aujourd'hui Jean-Marc de la Sablière devant la presse, à l'issue d'une séance au cours de laquelle son président a prononcé une déclaration condamnant l'assassinat du ministre chrétien maronite Pierre Gemayel (dépêche du 21.11.06).

Hier, lors de consultations à huis clos en présence du responsable des affaires juridiques de l'ONU, Louis Michel, le Conseil de sécurité avait approuvé dans le principe les modalités d'un tribunal international dans l'affaire Hariri.

Il était prévu que cette approbation soit ratifiée, à défaut d'opposition d'un membre du Conseil, dans les 24 heures.

L'ambassadeur des Etats-Unis, John Bolton, a expliqué que les membres du Conseil avaient « reçu une lettre disposant essentiellement que le Conseil de sécurité approuvait le projet d'accord conclu entre le Secrétariat de l'ONU et le gouvernement du Liban, ainsi que le projet de statut du Tribunal ».

« Une fois adopté, le projet sera renvoyé au gouvernement du Liban qui devra à son tour le ratifier », a-t-il ajouté.

Le représentant du Qatar, Mutlaq Al-Qahtani, a souligné aujourd'hui que « la situation au Liban était très délicate et que l'objectif était de préserver l'unité du pays ». « Nous ne voulons pas envoyer de message négatif, mais un signal positif pour encourager toutes les parties à travailler de concert et à coopérer avec le Tribunal afin qu'il puisse mener à bien son mandat ».

« Maintenant, c'est au Libanais de prendre leur décision », a-t-il ajouté.

Interrogé sur une lettre que le Qatar a fait parvenir au président du Conseil de sécurité dans laquelle il affirme que le président du Liban devra approuver le projet, l'ambassadeur des Etats-Unis, John Bolton a estimé qu'il s'agissait d'une prise de position nationale.

Le Conseil était saisi du rapport du Secrétaire général sur la constitution du tribunal, publié aujourd'hui à New York.

 

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