Le Conseil des droits de l'homme demande à Israël de mettre un terme aux opérations militaires et établit une commission d'enquête

11 août 2006

Le Conseil des droits de l'homme, réuni aujourd'hui à Genève en session extraordinaire sur la situation au Liban, a demandé à Israël de mettre immédiatement un terme aux opérations militaires contre la population et les biens civils dans le pays.

Il a en outre décidé d'établir « de toute urgence » une commission d'enquête de haut niveau afin qu'elle fasse enquête « sur la prise pour cible et le meurtre systématique de civils par Israël au Liban ». Cette commission devra rendre compte, au plus tard le 1er septembre, des progrès qu'elle aura faits dans l'accomplissement de son mandat.

Le Conseil des droits de l'homme a décidé, par une résolution adoptée par 27 voix pour, 11 contre et 8 abstentions, que la Commission d'enquête examinera les types d'armes utilisées par Israël et leur conformité avec le droit international et évaluera l'étendue et les effets meurtriers des attaques israéliennes sur les vies humaines, les biens, les ouvrages d'infrastructure d'importance vitale et l'environnement.

La résolution demande instamment à toutes les parties concernées « de respecter les règles du droit international humanitaire, de s'abstenir de toute violence à l'encontre de la population civile et de traiter en toutes circonstances tous les combattants détenus et les civils conformément aux conventions de Genève ».

Le Conseil demande en outre à la communauté internationale « d'apporter d'urgence au gouvernement libanais l'assistance humanitaire et financière qui lui permettra de faire face à une catastrophe humanitaire de plus en plus grave et de venir en aide aux victimes, d'assurer le retour des déplacés et de restaurer les ouvrages d'infrastructure essentiels ».

Devant le Conseil, la Haut Commissaire aux droits de l'homme, Louise Arbour, avait appelé à « une enquête impartiale », soulignant que « l'indépendance, l'impartialité et l'objectivité » de toute enquête internationale en Israël et au Liban devraient être garanties non seulement « par la crédibilité des membres du groupe d'expert mais aussi par l'étendue de leur mandat et leur méthodologie » (dépêche du 11.08.06).

 

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