Liban : la population de Tyr a quitté la ville en masse, affirme l'ONU

3 août 2006

Les Nations Unies mèneront demain une mission d'évaluation humanitaire à Tyr, ville du Sud-Liban de laquelle la population a fui en grand nombre, a dit aujourd'hui le porte-parole du Secrétaire général lors d'un point sur la situation humanitaire.

« Des milliers de personnes ont quitté la ville de Tyr, au Sud-Liban, ces deux derniers jours, réduisant la population de 100.000 à 15.000 personnes seulement », a affirmé Ahmad Fawzi, directeur de la Division de l'information et des médias du Département de l'information, qui présente à New York un point de presse quotidien sur la crise au Moyen-Orient et l'action des Nations Unies.

imageRetransmission du point de presse[50mins]

Par ailleurs, le PAM a indiqué aujourd'hui qu'un convoi prévu entre Beyrouth et Djézine était reporté jusqu'à demain en raison du manque d'escorte armée disponible à Beyrouth.

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a annoncé aujourd'hui qu'il aidait à transformer un ancien dépôt ferroviaire dans la banlieue de Beyrouth en un abri temporaire pour un millier de personnes.

L'agence a aussi procédé à la distribution de matelas, de couvertures et d'ustensiles de cuisine dans deux gouvernorats libanais.

Le HCR a annoncé hier qu'il s'apprêtait à ouvrir des camps temporaires de tentes à Beyrouth (voir le communiqué de presse du 2.08.06).

En outre, a annoncé Ahmad Fawzi aujourd'hui, l'OMS s'est déclarée préoccupée par les problèmes liés à l'eau et au risque de la diffusion de maladies infectieuses, en particulier depuis que des cas de diarrhée ont été signalés dans une des écoles qui abritent les populations déplacées.

Enfin, le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a annoncé avoir distribué des fournitures de base telles que matelas, couvertures et savon aux personnes sans abri après le bombardement de Qana.

Selon les informations parues dans la presse, le bilan du bombardement israélien sur le village de Qana a été revu à 28 victimes (dépêche du 31.07.06).

A la question de savoir comment le gouvernement libanais pouvait représenter le Hezbollah, Ahmad Fawzi a rappelé que le Hezbollah faisait partie du gouvernement libanais. « C'est une entité politique qui a aussi une aile armée ». « Le gouvernement libanais a donc des contacts quotidiens avec eux », a dit le porte-parole de l'ONU.

Interrogé par ailleurs sur les déclarations du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, à la réunion de la Conférence islamique qui s'est tenue récemment en Malaisie, où il a estimé que « la véritable solution au problème du Moyen-Orient était l'élimination du régime sioniste, mais qu'il faudrait d'abord instituer un cessez-le-feu », Ahmad Fawzi a rappelé très clairement que l'appel à la destruction d'un Etat Membre par un autre Etat Membre était totalement contraire à la Charte des Nations Unies.

Le porte-parole de l'ONU a rappelé la condamnation de Kofi Annan de propos similaires déjà prononcés par le président iranien par le passé (dépêche du 9.12.06 et dépêche du 27.12.06).

Il a aussi rappelé que l'appel lancé par l'ONU à une cessation des hostilités avait uniquement pour but de sauver des vies.

 

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