Somalie : Kofi Annan salue l'accord entre le gouvernement de transition et les tribunaux islamiques

23 juin 2006

Le Secrétaire général a salué l'accord de cessation des hostilités conclu, hier à Khartoum, entre les représentants de l'Union des tribunaux islamiques de Mogadiscio et le gouvernement fédéral de transition de Baidoa en Somalie.

Dans un message transmis hier par son porte-parole, Kofi Annan a considéré cet accord comme « un développement positif ».

« Le Secrétaire général exhorte les deux parties à rester engagées dans un dialogue pour promouvoir la paix et la réconciliation nationales », ajoute le message.

Kofi Annan a aussi félicité la Ligue des États arabes pour avoir facilité les pourparlers.

L'accord signé à Khartoum, sous l'égide la Ligue des Etats arabes, suspend la menace d'une guerre entre les « deux capitales » : Mogadiscio et Baidoa.

François Lonseny Fall, Représentant du Secrétaire général pour la Somalie, avait souligné lundi la nécessité d'un dialogue entre les leaders des tribunaux islamiques et le gouvernement de transition.

Le Représentant du Secrétaire général avait mis en garde contre les milices des tribunaux islamiques qui, contrôlant déjà les trois plus grands régions de la Somalie, pourraient avancer jusqu'à la frontière de l'Ethiopie.

« Si rien n'est fait maintenant, le conflit pourrait prendre une dimension régionale », avait-il déclaré, lors d'une conférence de presse donnée lundi au siège de l'ONU à New York (dépêche du 19.06.06).

Début juin, l'Union tribunaux islamiques avait réussi a repoussé les miliciens de l'Alliance pour la restauration de la paix et contre le terrorisme en dehors de Mogadiscio, après quatre mois de combats ayant fait 360 morts et 2 000 blessés.

Le 5 juin dernier, le Secrétaire général avait appelé toutes les parties à mettre fin aux combats et à entamer des négociations (dépêche du 05.06.06).

Son Représentant avait également appelé les parties à rejoindre « le processus politique de Baidoa », rappelant qu'un parlement y était en session pour la rédaction d'une Constitution.

Il avait aussi souligné que la Somalie avait établi « avec succès, malgré les difficultés » des Institutions fédérales de transition et élaboré une Charte de transition, après plus de 15 ans de guerre civile (dépêche du 25.05.06).

La Somalie n'a plus de gouvernement central depuis 1991.

Le gouvernement intérimaire somalien, qui bénéficie du soutien des Nations unies, tente d'imposer son autorité depuis Baidoa, à 240km à l'ouest de Mogadiscio, en raison de l'insécurité régnant dans la capitale.

 

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