Timor-Leste : l'ONU condamne l'attaque perpétrée par l'armée contre un commissariat

25 mai 2006

Le Bureau des Nations Unies au Timor-Leste (BUNUTIL) a condamné aujourd'hui une attaque perpétrée contre le siège de la police nationale qui a fait 9 morts et 27 blessés, dont deux soldats des Nations Unies.

« Le BUNUTIL a indiqué qu'au bout d'une heure d'affrontements avec des éléments armés au commissariat de Dili, la police des Nations Unies et des conseillers militaires étaient parvenus à négocier un cessez-le-feu, qui a été accepté sous la condition que les officiers de police rendent leur armes et évacuent les lieux », a informé aujourd'hui le porte-parole du Secrétaire général, Stéphane Dujarric, au siège de l'ONU à New York.

« Alors que les policiers désarmés étaient escortés à l'extérieur du bâtiment, des soldats timorais ont ouvert le feu sur eux, faisant 9 morts et 27 blessés, dont deux officiers de la police des Nations Unies », a affirmé le porte-parole.

« Les blessés ont été évacués vers les locaux du BUNUTIL, les plus graves vers l'hôpital national de Dili », a-t-il ajouté.

La Mission indique que le personnel des Nations Unies a été en mesure de secourir 62 autres policiers timorais, qui se trouvent dans l'enceinte des Nations Unies.

Après avoir consulté les autorités du Timor-Leste et les gouvernements de la région, le Secrétaire général a envoyé aujourd'hui son ancien « représentant spécial pour le Timor oriental », Ian Martin, actuellement en poste au Népal, afin d'examiner la situation sur le terrain.

Le Conseil de sécurité s'est déclaré hier « préoccupé » face à la détérioration de la situation au Timor-Leste, saluant l'aide militaire apportée par certains gouvernements pour mettre fin aux violences qui ont déjà fait plusieurs victimes.

Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération du Timor-Leste, José Ramos-Horta, avait plaidé le 5 mai en faveur d'une présence robuste des Nations Unies au Timor-Leste jusqu'en mai 2007, dotée des moyens de relever les défis que connaît le pays, lors d'un exposé devant le Conseil de sécurité (dépêche du 5.05.06).

Selon les informations parues dans la presse, les affrontements ont été suscités par des soldats renvoyés de l'armée timoraise au mois de mai, après avoir lancé un mouvement de grève pour « protester contre la discrimination ».

 

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