Tsunami : le respect des droits des populations locales déterminant pour la reconstruction

1 mars 2006

Saluant les progrès déjà réalisés, l'Envoyé spécial adjoint pour le relèvement après le Tsunami, qui a frappé l'Asie en décembre 2004, a rappelé aujourd'hui à Genève, après un 4e visite effectuée sur le terrain, qu'il restait beaucoup à faire notamment pour défendre les droits des communautés locales à participer aux décisions.

« Les gouvernements et les populations dans les régions touchées par le Tsunami peuvent être fiers. Des milliers de nouvelles habitations, d'écoles et d'infrastructures de soins de santé ont été reconstruites », a déclaré Eric Schwartz, Envoyé spécial adjoint pour le relèvement après le Tsunami, dans une déclaration publiée aujourd'hui à Genève.

« Les programmes pour améliorer les modes de subsistance de la population ont donné de l'espoir et des opportunités de travail à des centaines de milliers de personnes », a-t-il affirmé.

« Les fonctionnaires de la région ont par ailleurs reconnu qu'ils ont la responsabilité non seulement de fournir des habitations et des logements, un système d'éducation et des soins de santé adéquats, mais également d'impliquer les populations affectées dans les décisions critiques qui influenceront leur vie dans le futur », a fait remarquer l'Envoyé spécial.

« Leurs droits élémentaires sont énoncés dans les Principes directeurs des Nations Unies relatifs au déplacement de personnes à l'intérieur de leur propre pays », a-t-il précisé.

« Alors que les dirigeants locaux ont pris une série d'actions pour respecter les droits humains de la population, il reste beaucoup à faire pour préserver leurs droits élémentaires et pour engager les communautés locales dans le processus décisionnel », a dit Eric Schwartz.

« Des problèmes tels que la pénurie d'habitations permanentes et d'emplois ne peuvent se résoudre en un jour », a-t-il nuancé.

« Toutefois, l'expérience montre que lorsque la population peut participer dans le processus de relèvement, les politiques sont mieux acceptées », a déclaré l'Envoyé spécial.

« Pour garantir le niveau de consultation le plus large, les gouvernements devraient favoriser davantage la participation des femmes et des communautés traditionnellement marginalisées », a-t-il conclu.

Juste après avoir terminé sa quatrième visite depuis septembre dans la région affectée par le Tsunami, Eric Schwartz s'est rendu à Genève où il a rencontré Louise Arbour, Haut Commissaire des Nations Unies des droits de l'homme, et Walter Kälin, représentant du Secrétaire général pour les droits humains des personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays.

Près d'un an après le tsunami, qui avait tué en quelques minutes près de 220.000 personnes dans l'Océan indien, la communauté humanitaire avait fait un bilan à l'ONU des efforts de reconstruction – effort qui devrait encore prendre entre 5 et 10 ans - mettant l'accent sur la nécessité de continuer d'attirer l'attention malgré la générosité déjà démontrée (dépêche de 22 novembre 2005).

 

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