Epidémie de chikungunya : l'OMS envoie une équipe d'experts dans l'océan indien

21 février 2006

Suite à une épidémie de chikungunya, maladie virale transmise par la piqûre d'un moustique, qui s'est déclarée dans l'océan indien, l'agence des Nations Unies pour la santé a décidé d'envoyer une équipe d'experts qui visiteront l'Ile de la Réunion, l'Ile Maurice, les Iles Seychelles et Madagascar pour évaluer la situation.

« L'équipe d'experts évaluera les mesures de lutte prises jusque-là contre l'épidémie. Elle aura également pour mission de développer une stratégie de surveillance et de lutte contre le chikungunya », a déclaré aujourd'hui le porte-parole du Secrétaire général, Stéphane Dujarric, lors de son point de presse quotidien, au siège de l'ONU, à New York.

« Entre le 28 mars 2005 et le 12 février 2006, 1722 cas de chikungunya ont été recensés à la Réunion, dont 326 pour la seule semaine du 6 au 12 février. Au cours de cette même semaine, 1255 cas ont été recensés dans les Seychelles et 206 cas à l'Ile Maurice, affirmait l'Organisation mondiale de la santé » (OMS) dans un communiqué publié à Genève le 17 février 2006.

L'OMS annonçait que son équipe dans la région aurait aussi pour objectif de mettre en place une campagne d'éducation sanitaire de grande envergure dans les médias pour sensibiliser la population aux mesures de protection à prendre.

« Le chikungunya est une maladie infectieuse tropicale transmise à l'homme par l'intermédiaire de moustiques contaminés, souvent de l'espèce Aedes aegypti. Le nom de chikungunya signifie en Swahili 'marcher courbé' », affirme l'OMS.

La maladie occasionnant de fortes douleurs articulaires en particulier aux chevilles et aux poignets, elle « donne aux sujets atteints une posture courbée caractéristique », précise le communiqué.

Cette maladie se traduit également par de fortes fièvres et des céphalées.

Rarement mortelle, elle peut persister pendant plusieurs semaines dans l'organisme.

Des épidémies de chikungunya se sont déjà produites en Afrique, en Asie du Sud-Est, dans le sud de l'Inde et au Pakistan. Elle sévit particulièrement pendant la saison des pluies. La principale mesure de prévention consiste à empêcher la prolifération des moustiques, également appelés vecteurs, en réduisant le nombre de gîtes larvaires, affirme l'agence des Nations Unies pour la santé.

 

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