Conseil de sécurité : le meurtre de huit casques bleus en RDC, "un outrage inacceptable"

25 janvier 2006

Le Conseil de sécurité a condamné aujourd'hui « avec la plus grande fermeté » l'attaque d'un détachement de la Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC), survenue le 23 janvier dernier, dans le parc national de Garamba, au cours de laquelle huit militaires guatémaltèques ont été tués et cinq autres grièvement blessés.

« Le Conseil de sécurité considère cette agression comme un outrage inacceptable », a affirmé aujourd'hui, dans une déclaration présidentielle, son président pour le mois de janvier, Augustine Mahiga de la République-Unie de Tanzanie (voir notre dépêche du 23 janvier 2006 pour la déclaration du Secrétaire général).

L'Armée de résistance du Seigneur (Lord's Resistance Army, LRA) « mène depuis longtemps une insurrection brutale dans le Nord de l'Ouganda qui s'est traduite par la mort, l'enlèvement et le déplacement de milliers de civils en Ouganda, au Soudan et en République démocratique du Congo », a rappelé le président.

Le Conseil de sécurité « demande au gouvernement d'unité nationale et de transition de prendre, immédiatement, toutes les mesures nécessaires pour en traduire en justice les responsables », a ajouté Augustine Mahiga.

Interrogé hier sur les circonstances de l'attaque, le commandant adjoint de la Force de la MONUC, le général Cammaert, a indiqué que le contingent de casques bleus menait « une opération spéciale de reconnaissance », après que la MONUC a été avertie de la présence présumée de combattants rebelles dans la zone du parc de la Garamba (voir notre dépêche du 24 janvier 2006).

Dans sa déclaration présidentielle, « le Conseil de sécurité condamne également avec la plus grande fermeté la prise récente de villages dans les environs de Rutshuru, province du Nord Kivu, par des éléments rebelles ».

S'agissant par ailleurs des préparatifs des élections en RDC, le Conseil de sécurité a souligné « l'importance qui s'attache à ce que le processus électoral ne soit pas perturbé et encourage à cet égard les efforts de réconciliation en cours entre communautés ».

A cet égard, les membres du Conseil demandent « que la loi électorale actuellement discutée par le parlement soit adoptée dès que possible et […] que le calendrier élaboré par la Commission électorale indépendante soit respecté ».

 

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