Fonds mondial : Kofi Annan appelle le Moyen-Orient et l'Afrique à faire plus pour lutter contre le sida

14 décembre 2005

Le Secrétaire général a appelé aujourd'hui les gouvernements du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord à revoir non seulement leur budget national alloué à la lutte contre le sida mais aussi l'aide internationale qu'ils peuvent mobiliser pour combattre l'épidémie, lors d'une conférence organisée par le Fonds mondial au Maroc.

Dans son message délivré aujourd'hui, lors de la réunion du Conseil d'administration du Fonds mondial de la lutte conter le sida, la tuberculose et le paludisme, le Secrétaire général a rappelé que les pays du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord avaient une opportunité sans précédent d'aider la communauté internationale « à garantir une sécurité à long terme » et à « permettre une prévisibilité des ressources financières » pour lutter contre le sida.

Les ministres de la santé du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord sont en effet réunis à Marrakech du 5 au 12 décembre pour la 12e réunion Conseil d'administration du Fonds mondial.

Alors que le G8 n'a pas tenu ses promesses de financement et que le Fonds mondial accuse un déficit de financement de plusieurs milliards de dollars, l'Envoyé de l'ONU pour le sida en Afrique avait proposé, à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, que les multinationales contribuent, à hauteur de 0,7% de leurs profits, pour aider dans la lutte contre l'épidémie (voir notre dépêche du 1er décembre 2005).

Rappelant que l'épidémie poursuit son expansion, le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) avait appelé, de son côté, à redoubler d'efforts pour la mise au point de meilleures techniques de prévention, d'une nouvelle génération de traitements plus efficaces et d'un vaccin (voir notre dépêche du 1er décembre 2005).

Si de grands progrès ont été accomplis dans la lutte contre le sida au cours de ces 10 dernières années, l'action menée n'est toujours pas à la mesure de l'épidémie qui continue son expansion, avait regretté le Secrétaire général (voir notre dépêche du 1er décembre 2005).

Près de 5 millions de personnes ont été contaminées par le virus du sida au cours de l'année 2005, ce qui porte le nombre de personnes infectées dans le monde à 40,3 millions, le chiffre le plus élevé depuis l'apparition de l'épidémie en 1981, annonçait le dernier rapport annuel de l'ONUSIDA, intitulé « Le point sur l'épidémie du sida 2005 ».

Plus de trois millions de personnes sont mortes de maladies liées au virus du sida en 2005, ce qui porte le nombre de personnes mortes du sida, depuis l'apparition de l'épidémie en 1981, à 25 millions, indiquait encore le rapport.

 

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